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En avant-midi, le mardi 7 juillet, François Legault a rencontré Rosemonde Landry (à gauche), en présence, notamment, du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé (au centre) et Sylvie D’Amours, ministre responsable des Laurentides.

COVID-19: «Un grand relâchement», selon la pdg du CISSS des Laurentides

«(On constate) un grand relâchement (dans la population). (Il est important) de respecter les mesures de protection. C’est comme ça que nous allons éviter une deuxième vague» a lancé, un peu comme un avertissement, lundi Rosemonde Landry, présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, au cours d’une conférence téléphonique avec les journalistes régionaux.

Parallèlement à ce constat de Mme Landry, l’éclosion amorcée au début du mois dernier à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, ne se dément pas.

Lundi, les autorités du CISSS parlaient de 91 cas parmi les patients et 71 au niveau du personnel.

Sylvain Pomerleau, directeur général adjoint programme santé physique générale et spécialisée, de l’enseignement et de la recherche au CISSS des Laurentides, tient tout de même à faire remarquer que dans la semaine du 28 juin, 20 cas nouveaux cas auraient été enregistrés, comparativement à 12 dans la semaine du 5 juillet. Ce qui fait dire à M.Pomerleau, qu’on «enregistre une réduction progressive du nombre de nouveaux cas».

Rencontre avec François Legault

Dans un autre ordre d’idée, Rosemonde Landry, a rencontré le premier ministre François Legault, de passage à Saint-Jérôme, le mardi 7 juillet dernier.

Il a, bien sûr, été question de la COVID-19.

«On a fait un bilan de la situation, de ce qui s’est passé depuis quatre mois, en particulier dans les résidences de personnes âgées. Évidemment, un peu comme on a vu dans les autres régions, il y a eu un manque de personnel important. Heureusement, le CISSS a amené des employés pour remplacer ceux qui avaient été atteints de la COVID-19 ou (ceux) qui avaient peur (d’être contaminés). On a quand même, il faut l’avouer, manqué d’employés. On en manquait depuis plusieurs années dans nos CHSLD dans nos résidences. Heureusement, dans les Laurentides, il y a actuellement 500 étudiants qui vont venir s’ajouter au personnel en place», a résumé M.Legault, en point de presse.

Bilan des cas

Par ailleurs, à la lumière des statistiques dévoilées par le CISSS des Laurentides, vendredi dernier, on affichait un total de 550 cas (une augmentation de 17, en comparaison de la semaine dernière) de COVID-19 à Saint-Jérôme.

Dans les Laurentides, Saint-Jérôme se retrouve (en nombre de cas) devant Blainville avec 348 (+11), Mirabel avec 332 (+9), Sainte-Thérèse avec 308 (même total), Saint-Eustache avec 289 (+9) et Boisbriand avec 256 (+2).

Les quatre MRC du sud de la région affichaient au 9 juillet [NDLR: le CISS des Laurentides publie le vendredi les statistiques compilées le jeudi à 18h] un total de 3 012 cas.

Au total par MRC, ça donne 1 248 (+32) cas pour Thérèse-de Blainville, 859 (+28) pour Rivière-du-Nord, 582 (+17) pour Deux-Montagnes et 323 pour Mirabel (une ville, une MRC),

Densité de population

On sait que les trois MRC du sud de la région font partie de la Communauté métropolitaine de Montréal qui est très touchée actuellement par la COVID-19.

Interrogé, le mardi 7 juillet dernier, à savoir si, dans un tel contexte, les trois MRC du sud de la région des Laurentides n’ont pas été défavorisées quand est venu le moment de déconfiner (étant assujetties aux mêmes règles que les autres villes de la CMM dont elles font partie), le premier ministre François Legault a dit qu’«il faut regarder la réalité municipalité par municipalité. Sainte-Anne-de-Bellevue (d’où il est natif), c’est pas mal plus loin du centre-ville de Montréal que Blainville et Boisbriand (…) Il faut regarder là où il y a de la densité (de population). Il y a une différence entre le sud des Laurentides et le nord (plus rural). Il y avait, par 1 000 habitants, plus de personnes contaminées dans le sud des Laurentides que dans le nord (…) C’est normal que les mesures soient différentes. Ça a été plus compliqué à appliquer, mais ce n’est pas vrai que le virus arrête à la grandeur de la ville de Montréal».

 

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