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Comprendre la faim dans le monde

(Photo Pierre Latour) - Les élèves de 3e secondaire du Programme d’éducation internationale de la polyvalente Deux-Montagnes ont mis la main à la pâte pour organiser une fête gourmande s’inspirant des différents pays du monde. Ici, l’Inde était à l’honneur.

Comprendre la faim dans le monde

Polyvalente Deux-Montagnes

La grande salle de la cafétéria de la polyvalente Deux-Montagnes a été prise d’assaut, en début de soirée, le 21 avril dernier, par les 120 élèves de 3e secondaire du Programme d’études internationales de l’établissement pour une présentation de leur travail de recherche pourtant sur la faim dans le monde.

Pendant un mois, les élèves ont eu comme tâche de préparer une recherche en intégrant les différentes matières académiques. Sous forme de travail multidisciplinaire, les élèves devaient piger un pays, quelle que soit la situation géographique dans l’hémisphère. «Toutes les matières sont intégrées dans le projet des étudiants. On retrouve l’anglais, les mathématiques et ainsi de suite», explique Judith Bisaillon, enseignante d’anglais.

Sous forme de mémoire, les différents groupes d’étudiants devaient élaborer une base d’informations sur le pays pigé. Parmi les pays, on retrouvait la Pologne, l’Espagne, l’Italie, le Rwanda, le Nigeria, le Pérou, le Portugal, la France et autres. «On choisit des pays qui sont différents les uns des autres. Ça permet aux élèves de découvrir et d’apprendre en même temps», souligne l’enseignant de mathématiques Ivan Chaumont.

Mise sur pied il y a 10 ans, l’activité est organisée par l’ensemble du corps enseignant du Programme d’éducation internationale de 3e secondaire. Sous le thème La fête gourmande, les élèves ont donc préparé une recherche, une présentation multimédia, un kiosque, des recettes inspirées de la tradition des pays choisis. «La faim du monde se veut un projet visant à développer chez les élèves différentes attitudes: conscience sociale, tolérance, ouverture d’esprit, sens de l’organisation et responsabilisation dans leurs apprentissages et leur implication», peut-on lire dans le dépliant explicatif, remis à l’entrée aux visiteurs.

Pourquoi choisir le thème de la faim dans le monde? Selon l’enseignante en science et technologie, Anne Archambault, les élèves ont à étudier le Guide alimentaire du Québec au cours de l’année. Partant de cette prémisse, les élèves ont une base de référence pour comparer l’alimentation dans les différents pays du globe. «Avec ce projet, les élèves sont sensibles à mieux manger et bouger pour garder une bonne santé», explique l’enseignante, doyenne de l’activité.

Qu’est-ce que les élèves ont retenu? «À Madagascar, les gens font cuire les aliments sur des briques avec des charbons. Il fait beau et les paysages semblent super. Les gens ne mangent que deux repas par jour», explique Yannick Trudel. «Le travail nous a permis d’ouvrir nos esprits sur de nouvelles cultures», confie Andréanne Malo, au kiosque sur Haïti. À noter: il semble que le projet n’a pas donné le goût de voyager chez les étudiants.

Une bonne main d’applaudissements, de l’avis de plusieurs, pour le travail de recherche, l’implication et l’engagement des élèves pour rendre l’activité festive et divertissante. D’autres estiment que le corps enseignant pourrait s’inspirer de l’énergie des élèves pour apporter des améliorations à l’activité, dont une plus large diffusion auprès de l’ensemble de la communauté étudiante, puis revoir l’emplacement des kiosques pour respecter les pays selon leur continent afin de réduire le sentiment «kafkaïen» dans l’organisation de La fête gourmande.

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