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Combattante du cancer et accompagnatrice

Marcelle Hazel est auteure de l’ouvrage Au-delà des traitements: aider et s'aider à guérir, publié aux Éditions du Couloir.

Combattante du cancer et accompagnatrice

Conférence de Marcelle Hazel

Arrivée à sa retraite, Marcelle Hazel avait l’intention de faire du bénévolat auprès de personnes atteintes du cancer. C’était tout juste avant d’apprendre, en novembre 2003, qu’elle était elle-même atteinte d’un cancer. Dans le cadre de la deuxième conférence des Belles Rencontres, qui avait lieu le 3 avril dernier, Mme Hazel a témoigné de son expérience du cancer en tant que combattante et accompagnatrice.

Lors de ses conférences, elle donne de l’espoir aux malades. Elle s’est aussi donné comme objectif de guider celles et ceux qui les accompagnent. Auteure de l’ouvrage Au-delà des traitements: aider et s’aider à guérir, publié aux Éditions du Couloir, Mme Hazel est bénévole et accompagnatrice depuis plusieurs années. Lorsqu’elle a su qu’elle était atteinte de cancer, elle s’est dit: «Peut-être que je suis en stage pour devenir accompagnatrice.»

On ne peut qu’admirer la force tranquille qui se dégage de Mme Hazel, pour qui l’accompagnement de personnes atteintes de cancer passe inévitablement par l’acceptation d’un rôle: «Accompagner, c’est tenir la main, dit-elle. Ça commence par l’écoute. Il faut respecter les valeurs de la personne, la façon dont elle veut vivre la maladie.» Mieux vaut apprendre à remettre les choses en perspective, dit-elle, soulignant que, durant sa maladie, elle avait elle-même parfois le goût d’arracher des têtes.

Accepter son rôle, c’est aussi accompagner sans avoir d’attente particulière. «On passe dans la vie de quelqu’un, dit-elle. Il faut se dire: J’étais là quand la personne avait besoin de moi. En même temps, gardons du temps pour soi.»

L’attente d’un diagnostic est pour Marcelle Hazel le pire des moments: «La nature humaine étant ce qu’elle est, on s’attend au pire.» Il faut d’ailleurs apprendre à éviter les pièges de certaines phrases assassines: «Éloignez-vous des “Je connais quelqu’un qui…”»

Mme Hazel est aussi convaincue que la meilleure arme contre la peur est l’espoir. Et dans les moments les plus sombres, elle conseille aux gens de se réfugier dans une image mentale qui les réconforte. C’est ce qu’elle appelle des «scénarios». Pour elle, cela a été un champ de lavande au bout duquel elle prend un chemin boisé à la rencontre des gens qu’elle a soutenus. «Trouver une image qui représente pour nous un confort douillet et la protection et aller se cacher dans cette image», conseille-t-elle.

À l’annonce de la maladie, l’accompagnateur devient un coach, dit-elle, toujours en respectant les moyens et les croyances de la personne. «Pas besoin (pour l’accompagnateur) d’y croire.» C’est le malade qui donne le ton, pas l’aidant. Mme Hazel estime que la fin de vie est le moment où l’écoute devient importante et où l’un des objectifs que doit se donner l’aidant est «d’enlever la peur dans les yeux de la personne».

La prochaine conférence présentée dans le cadre des Belles Rencontres aura lieu le 17 avril prochain à 19 h 30. La kinésiologue et entraîneuse Stéphanie Martin donnera une conférence intitulée Un effort physique pour un bien-être psychologique. Les Belles Rencontres ont toutes lieu au Centre de formation continue des Patriotes. Pour plus d’information, on peut communiquer avec le Centre d’entraide Racine-Lavoie et le CLSC Jean-Olivier-Chénier.

 

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