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Photo: capture d’écran – Bruno Laroche a présenté, en visioconférence le dimanche 25 avril dernier, les objectifs de la Coalition Santé Laurentides.

Coalition Santé Laurentides: du sous-financement et des installations vétustes

«La région des Laurentides connaît depuis 30 ans une fulgurante croissance démographique en plus de présenter une population vieillissante parmi les plus importantes au Québec. Malheureusement, depuis 30 ans, les investissements nʼont pas été priorisés. Il y a urgence dʼagir, maintenant! Il faut le reconnaître et il faut que ça change. Le statu quo est inacceptable», clame Bruno Laroche.

C’est non seulement à titre de président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPÉRL), mais surtout comme président de la Coalition Santé Laurentides (CSL) que M.Laroche réclame des actions gouvernementales au niveau du pathétique dossier de la santé dans la région.

Ensemble

Créée à l’initiative du CPÉRL, la Coalition Santé Laurentides est soutenue par un comité directeur et un comité consultatif qui regroupent élus, gens d’affaires, personnel médical et intervenants communautaires.

Tous ces gens prennent position et agissent comme porte-voix auprès des décideurs pour «obtenir un financement et des infrastructures à la hauteur des besoins en matière de soins de santé et de services sociaux dans les Laurentides ».

La Coalition profite, de plus, d’un appui sans équivoque de 105 organisations et individus parmi lesquels on retrouve les dirigeants des huit MRC des Laurentides, 61 municipalités, 23 organismes communautaires et neuf chambres de commerce de la région.

Vent de changement positif

En visioconférence animée par la journaliste Jocelyne Cazin, le dimanche 25 avril dernier, quelques personnalités ont lancé un appel aux acteurs des Laurentides, aux décideurs et au gouvernement du Québec afin d’insuffler un vent de changement positif en s’engageant à agir.

Outre Bruno Laroche, on y retrouvait Dr Daniel Picard, médecin nucléaire et président de l’Association des médecins et professionnels pour l’avancement de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme,  Dre Lyne Couture, médecin de famille et vice-présidente de l’Association des médecins omnipraticiens des Laurentides et de Lanaudière (AMOLL), Janice Bélair-Rolland, mairesse de Saint-Jérôme, Annie Bélanger, directrice générale de  Moisson Laurentides,  Dr Simon-Pierre Landry, médecin de famille et à l’urgence, Francine Laroche, mairesse de Notre-Dame-du-Pontmain, et  Marc L’Heureux, préfet de la MRC Les Laurentides.

Se faisant le porte-parole de ces intervenants, Bruno Laroche aura notamment insister à cette occasion sur le fait que «la CSL veut que le gouvernement s’engage en faveur d’un rattrapage financier, respecte les échéanciers prévus pour livrer le projet d’agrandissement et de modernisation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme et accélère les projets de modernisation des cinq autres centres hospitaliers de la région qui ne répondent plus aux normes».

Des chiffres

Il faut dire que Bruno Laroche et les autres membres de la Coalition présentent des arguments irréfutables.

Ainsi, «la croissance démographique des Laurentides, l’une des plus marquées au Québec, crée d’abord une forte pression sur l’accès aux services publics et aux ressources communautaires, déjà fragilisés par un sous-financement. De plus, dans un horizon d’à peine 15 ans la région comptera sur son territoire le contingent le plus important de personnes âgées de plus de 70 ans au Québec».

De plus, «bien que la région figure au 4e rang des régions administratives du Québec pour ce qui est de la taille de sa population (moins de 120 000 personnes derrière la région de la Capitale-Nationale), certains services n’y sont pas offerts, comme la radio-oncologie et l’hémodynamie. Résultat : sur les 85 000 épisodes de soins ou services que reçoit la population de la région par année, 30 % (25 570 épisodes) sont donnés ailleurs qu’au CISSS des Laurentides».

C’est sans compter que «le personnel de la santé est à bout de souffle et la population se voit de plus en plus forcée à utiliser des services de santé à l’extérieur de la région. À cet égard, notons que 54 000 personnes sont en attente d’un médecin de famille».

Hôpital régional de Saint-Jérôme

Par ailleurs, les dirigeants de la Coalition ne sont pas sans rappeler des promesses gouvernementales qui tardent à se concrétiser concernant la modernisation et l’agrandissement de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme.

«Rappelons qu’en novembre dernier, lors d’un point de presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a déclaré que le projet de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme est une priorité puisque l’établissement est problématique».

Et encore: «de passage à Saint-Jérôme le 7 juillet 2020, le premier ministre François Legault avait lui-même reconnu cette urgence. « Ici, dans les Laurentides, ça fait longtemps qu’on entend parler de l’agrandissement de l’Hôpital de Saint-Jérôme. Je ne peux pas croire que ce n’est pas encore commencé», a-t-il affirmé. «Cela n’a pas de bon sens qu’on dise que ça va prendre encore trois, quatre ans avant de commencer les travaux».

Il y a aussi un contexte particulier comme on le rappelle à la CSL :

«Il est grand temps que les projets se concrétisent. Les attentes sont réelles et fondées. Avec dix député-es membres de l’aile parlementaire gouvernementale, dont six membres du conseil des ministres, la région des Laurentides a tous les leviers gouvernementaux nécessaires pour effectuer un rattrapage financier significatif pour les services de santé et de services sociaux et pour s’assurer de l’accélération des projets d’agrandissement et de modernisation de ses six centres hospitaliers».

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