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Chasser le doute, vider son sac… un pas à la fois

Chasser Le Doute, Vider Son Sac… Un Pas à La Fois

Chasser le doute, vider son sac… un pas à la fois

Sur le chemin de Compostelle

Il y a toutes sortes de manières de plonger à l’intérieur de soi pour en chasser certains démons qui s’amuseraient à nous pourrir l’existence. On peut aller en thérapie, se mettre au yoga ou se faire irriguer le côlon!

C’est pratiquement devenu chose du commun. Nous connaissons tous au moins une personne qui a tenté cette expérience et qui, au retour, affirmait en avoir été transformée. Certains iront jusqu’à prendre la plume, par esprit d’aventure, comme si le fameux chemin s’ouvrait sur de nouvelles avenues à explorer. Pour Marie Elaine Girard, ça donne un bouquin de 411 pages coiffé d’un titre en forme de clin d’œil, L’Aventure d’une femme riche et célèbre, qui porte néanmoins en exergue la mention La découverte de soi sur le Chemin de Compostelle. Le livre a été lancé début octobre, aux Éditions du CRAM.

Un appel vibrant

Autrefois infirmière au Centre Drapeau et Deschambault, à Sainte-Thérèse, et désormais thérapeute en relation d’aide, Marie Elaine Girard réside à Saint-Jérôme et méditait un jour dans la verrière de sa maison quand l’appel, vibrant et éclatant comme une vision, a retenti en elle. C’était en mars 2012, quelque temps avant son départ pour un voyage réalisé la même année, en août, septembre et octobre.

La chose est digne de mention puisqu’elle occupe pratiquement les 75 premières pages de ce récit qui tient de la mise à nu, alors que l’auteure nous raconte avec sincérité, et sans filtre, comment la seule décision de partir, pour quelqu’un qui reconnaît sa dépendance affective, un état fatalement assorti de toutes les peurs qui annihilent la confiance en soi, tenait lieu d’accomplissement.

Le corps et l’âme

Il y a donc plus d’un chemin dans cette aventure, mais c’est sur celui qui mène vers Santiago, en Espagne (destination ultime de ce périple), que le lecteur accompagne concrètement cette «femme riche et célèbre» . Sachez-le, 1 500 kilomètres à pied, ça n’use pas que les souliers. Le premier choc sera donc physique, pour Marie Elaine Girard, comme si la souffrance du corps était un passage obligatoire vers… la rédemption. Osons ce mot puisque l’auteure elle-même nous informe rapidement que ce voyage comporte aussi une dimension spirituelle et qu’elle voue un culte à la Vierge Marie.

La thérapeute n’est jamais bien loin, non plus, et se réserve des espaces de réflexion en italique, des pauses qui jalonnent le bouquin et en définissent peu à peu la structure. L’auteure se fait aussi «conseillère en usages compostellans» , informant l’éventuel pèlerin de certaines choses à savoir pour vivre pleinement l’aventure et s’éviter quelques désagréments.

Elle se fait également dessinatrice de paysages, utilisant habilement les mots dans des descriptions précises des lieux parcourus (incluant les odeurs et la nature du vent), elle nous parle abondamment des gîtes et de la nourriture qu’on y sert, tout comme elle s’attarde aux nombreuses rencontres et aux amitiés profondes qui se sont nouées (parfois dénouées) chemin faisant.

Pas à pas

Ce dernier aspect, en fait, prend énormément de place dans ce récit qui nous parvient à travers une écriture émue et débordante de sincérité. Au fil des pages, qui reprennent les étapes d’un parcours que l’on suit pas à pas (jusqu’à en avoir mal aux pieds!), on finira par percevoir, si l’on porte attention à certains détails, que ce récit comporte une dimension métaphorique (qu’on vous laissera découvrir), tout comme on finira par saisir le sens véritable de la quête de soi, que le chemin de Compostelle se vit aussi de l’intérieur.

Pour dire les choses autrement, on tourne la dernière page en cultivant l’impression que ce livre a été écrit pour les bonnes raisons.

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