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Budget à Saint-Eustache: L’opposition demande un resserrement des dépenses

Le budget adopté lundi dernier à Saint-Eustache par l’administration du maire Pierre Charron est contesté par les deux conseillers municipaux indépendants, Denis Paré, du district du Vieux-Saint-Eustache, et André Biard, du district du Carrefour.

MM. Paré et Biard estiment qu’il faut resserrer certaines dépenses de la Ville pour se consacrer à l’essentiel et consolider les acquis. «Nous sommes dans une situation économique incertaine, une croissance qui n’est pas au rendez-vous, a fait valoir M. Biard dans une communication qu’il a fait parvenir au journal. Les préoccupations devraient être tributaires de la conjoncture économique.»

M. Biard suggère de rationaliser certaines activités, comme le festival Arts en fête sur deux jours au lieu de quatre et la fermeture des bibliopoches pour centraliser les activités à la nouvelle bibliothèque.

«En tant que personne élue par les citoyens, il faut serrer le portefeuille de la Ville, les salaires et les pensions ne suivent pas le pourcentage abusif du compte de taxes qui peut varier jusqu’à 6 % selon le secteur, ce qui est loin du taux d’inflation, qui est près de 2 %, affirme M. Biard. Personnellement, mon compte de taxes augmentera de 4,54 %. En ces temps difficiles, il y a des compressions à faire, mais la mentalité n’est pas au rendez-vous. Il y a des priorités qu’il ne faut pas négliger et des activités que l’on peut restreindre.»

Les suggestions de Denis Paré

Pour sa part, le conseiller Denis Paré estime que nombre de ses suggestions pour rationaliser les opérations et améliorer l’efficacité de l’appareil administratif n’ont pas été retenues. Entre autres, il mentionne la réduction du nombre de districts et du nombre de comités et commissions à la Ville. «Et trois élus par comité, c’est trop», soutient-il.

En matière de coupures, il s’oppose, par exemple, à l’ajout d’une enseigne électronique à l’entrée sud-est de la Ville, en bordure de la route 344, de même qu’au projet de ceinture verte comme zone tampon à la Carrière Saint-Eustache. «Il y a aussi la négociation des conventions collectives, il faut régler ça avant échéance. Il y a moyen de baisser les frais reliés à ça», dit-il.

Quant au soutien financier de divers organismes de la région, M. Paré affirme qu’il n’est pas contre l’idée, «mais il y a lieu de réviser ça, je suis sûr qu’on pourrait couper de 50 %». M. Paré affirme que «beaucoup de logements et de locaux commerciaux sont vacants», soulignant, à l’instar de M. Biard, l’inquiétude par rapport à la relance de l’économie. Il souligne par contre les travaux de rénovation nécessaires au manoir Globensky, de même que le poste de police et la caserne des pompiers, «des choses qui sont à venir», dit-il.

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