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LLe projet du prolongement de l'autoroute 19 fait l'objet d'une huitième annonce en 45 ans.

Autoroute 19: l’heure est à la satisfaction et à la prudence

Bien que le projet de prolongement de l’autoroute 19 avec voies réservées au transport collectif soit dorénavant en mode «planification» dans le Plan québécois des infrastructures (PQI), plutôt qu’à «l’étude» comme c’était le cas jusqu’à maintenant, satisfaction et prudence animent les différents intervenants de la Rive-Nord concernés par ce dossier.

Le budget déposé mardi dernier par le ministre des Finances, Carlos Leitão, prévoit, en effet, que le projet de prolongement, qui a fait l’objet de sept annonces en 45 ans, est dorénavant inscrit en phase de «planification» dans les plans du gouvernement du Québec, mais aucun échéancier n’est mentionné. Aussi, aucune somme précise n’y est rattachée, mais Québec a prévu une somme d’environ 3,2 milliards de dollars, sur 10 ans, pour différents projets, dont celui de l’autoroute 19.

Au bureau de la ministre Christine St-Pierre, responsable de la région des Laurentides, on assure que cette inscription du projet dans cette phase de planification signifie que celui-ci ira de l’avant, qu’il n’est pas possible de revenir en arrière.

Les intervenants de la région commentent

À Bois-des-Filion même, le nouveau maire Gilles Blanchette a accueilli avec satisfaction la nouvelle, disant qu’une «étape cruciale a enfin été franchie», mais qu’il faudra rester «vigilants pour s’assurer que le projet s’amorce rapidement».

«Après 45 ans d’attente, un centre-ville exproprié et des centaines de milliers d’heures perdues dans la congestion, le parachèvement de l’autoroute 19 était passé depuis longtemps à l’étape d’urgence selon les conclusions mêmes du Bureau d’audience publique en environnement (BAPE)», a commenté M. Blanchette, tout en rendant hommage à son prédécesseur Paul Larocque pour son leadership et sa ténacité dans ce dossier.

Le nouveau maire de Lorraine, Jean Comtois, s’est aussi dit satisfait de voir le projet passer désormais en mode «planification» et que cela représente une «lueur d’espoir» pour les quelque 60 000 usagers qui empruntent quotidiennement l’autoroute 19.

«Les membres du conseil municipal de Lorraine accueillent cette nouvelle avec enthousiasme même si, dans les faits, aucune date de début des travaux n’a été déterminée [et] nous souhaitons le début des travaux dès l’été 2018. Nous poursuivrons les représentations auprès du gouvernement tant et aussi longtemps que la machinerie ne sera pas en place et nous nous assurerons que le projet ne tombe pas aux oubliettes après les élections prévues cet automne», de commenter M. Comtois.

Pour sa part, le député provincial de Blainville, Mario Laframboise, a, au nom de la Coalition Avenir Québec (CAQ), indiqué que cette nouvelle inscription dans le PQI est un «pas dans la bonne direction», mais a ajouté du même souffle que «malheureusement, les élus de Laval et de la couronne nord devront encore patienter pour la réalisation des travaux».

«J’aurais aimé voir les travaux débuter le plus rapidement possible, c’est-à-dire dès cet été. La qualité de vie de nos citoyens des Basses-Laurentides (en) dépend et ça devient pressant de le réaliser. Advenant un gouvernement de la CAQ en octobre prochain, nous réaliserons le parachèvement de l’autoroute 19 avec des voies réservées pour le transport collectif», a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, la Coalition 19 a salué cette nouvelle étape que vient de franchir le projet, mais que «le terme enfin ne peut malheureusement pas encore être utilisé tant que les travaux ne sont pas commencés

«Mais, nous accueillons cette nouvelle comme une évolution positive dans les priorités du gouvernement. Nous comprenons que pour nos concitoyens ce type d’annonce soulève peu d’espoir, mais la catégorie «En planification» signifie que le projet est suffisamment avancé pour que le gouvernement provisionne des sommes dans le PQI», a indiqué le président de la Coalition 19 et ex-maire de Bois-des-Filion, Paul Larocque.

Enfin, le préfet de la MRC de Thérèse-De Blainville, Richard Perreault, a demandé à ce que les travaux débutent dans les plus brefs délais, dès 2018. «Nous soulignons l’avancée, mais nous ne lâcherons pas la pression tant que les travaux ne seront pas lancés. Nous avons vécu beaucoup trop d’annonces dans les 45 dernières années. La population n’y croit plus», de soutenir le préfet Perreault.

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