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Au moulin Légaré: La tradition du piquage des meules se poursuit

Le meunier Daniel St‑Pierre et l’apprenti meunier Martin Trudel perpétuant la tradition du piquage des meules.

Au moulin Légaré: La tradition du piquage des meules se poursuit

Une vieille tradition est en cours au moulin Légaré, dans le Vieux-Saint-Eustache, ces jours-ci: le piquage des meules. Manœuvre artisanale qui a pour but de rendre les pierres rugueuses, le piquage des meules est essentiel au bon fonctionnement du moulin et à sa production à venir.

«Avec cette opération, nous redonnons à la meule tout son mordant afin de produire une farine de grande qualité au cours des deux prochaines années», d’expliquer le meunier Daniel St‑Pierre qui pratique cette technique depuis maintenant 27 ans. C’est d’ailleurs le dernier propriétaire de moulin Légaré, Philippe Légaré, qui lui a enseigné, à ses débuts comme meunier, l’art de «piquer» les meules.

Pour une troisième année, c’est incidemment au tour de Daniel St‑Pierre d’enseigner cet art ancestral à son assistant Martin Trudel qui sera appelé à le remplacer éventuellement. Comme il n’existe pas d’école en tant que telle pour enseigner les tâches à accomplir, le métier s’est transmis au fil des générations de meunier à meunier. Et pour en apprendre toutes les facettes, cela peut prendre de cinq à dix ans.

«J’ai la chance d’exercer un des plus beaux métiers du monde. Le piquage des meules est pour moi un de mes moments préférés de l’année. Si on peut compter les meuniers artisanaux du Québec sur les doigts de deux mains, on ne peut compter les piqueurs de meule que sur les doigts d’une seule. Pour une troisième année, je rendrai aux pierres leur mordant en les martelant à la main avec un marteau-piqueur tout comme les meuniers le faisaient au XVIIIe siècle», d’indiquer Martin Trudel, apprenti meunier au moulin Légaré de façon permanente depuis trois ans, après l’avoir été de façon temporaire les quatre années précédentes.

En cours depuis le début du mois de mars, l’opération s’effectue en des étapes bien distinctes. Il y a d’abord le démontage des meules, la vérification de leur surface, le piquage et enfin, le remontage.

Comme ultime étape, il faut retourner, à l’aide d’une potence à vis, un des nombreux appareils anciens toujours utilisés au moulin Légaré, la meule qui pèse une tonne, laquelle sera alors bonne pour les deux années de production. Cette année, c’est la meule de sarrasin qui fait l’objet de «piquage», et l’an prochain, ce sera au tour de la deuxième meule que possède le moulin Légaré, celle de blé. Cette dernière étape sera exécutée vendredi prochain.

Bon an mal an, il faut savoir que le moulin Légaré produit de 30 à 40 tonnes de farine, 50 % de sarrasin et 50 % de blé.

Rappelons que le moulin Légaré, construit en 1762, est le plus ancien moulin à farine mû par la seule force de l’eau encore en activité en Amérique du Nord, et cela, sans interruption depuis ses débuts. Il a donc souligné, en 2012, ses 250 ans d’existence.

Même si l’opération est sur le point de se terminer, le public est invité à y assister gratuitement ce mercredi 19, ce jeudi 20 et ce vendredi 21 mars, de 10 h à 12 h et de 13 h à 16 h.

D’ici le 17 mai, le moulin Légaré, situé au 232, rue Saint-Eustache, ne sera ouvert que les jours de semaine, aux mêmes heures, pour la vente de produits. Mais, à partir de cette date, qui coïncidera avec la fin de semaine de la Fête nationale des patriotes, il sera également ouvert les samedis et dimanches, et cela, jusqu’au 13 octobre, fête de l’Action de grâce.

Pour d’autres renseignements: 450‑974‑5170 ou [www.vieuxsainteustache.com].

 

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