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Aménagement de potager en façade des maisons, des règlements qui varient d’une ville à l’autre

Le potager urbain aménagé en façade de maison par Josée Landry et Michel Beauchamp, un couple de Drummondville.

Aménagement de potager en façade des maisons, des règlements qui varient d’une ville à l’autre

Les problèmes vécus par Josée Landry et Michel Beauchamp, ce couple qui a eu maille à partir avec la Ville de Drummondville parce qu’il avait aménagé un potager devant sa maison, trouveraient-ils écho dans la région? Votre hebdo L’ÉVEIL a posé la question à trois des municipalités les plus urbanisées de la MRC de Deux-Montagnes, soit Saint-Eustache, Sainte-Marthe-sur-le-Lac et Deux-Montagnes.

À Saint-Eustache, le règlement d’urbanisme prévoit en façade un aménagement composé d’une allée pavée, de même que la possibilité d’aménager un espace pour de la plantation et de la pelouse naturelle.

Il est trop tôt pour dire si la culture d’un potager en avant-cour pourrait respecter la réglementation, mais la directrice du Service des communications de la Ville, Stéphanie Bouchard, précise que la question des potagers en cour avant va être étudiée par le comité consultatif d’urbanisme dans un futur très proche. «Le règlement va être analysé et précisé», explique-t-elle, soulignant la nécessité de prendre en considération la trame urbaine avant de permettre un type de culture.

L’aménagement d’un potager est permis en cour arrière, sans limites quant aux marges latérales ou arrière.

Ce n’est pas la première fois que la Ville de Saint-Eustache ajuste ses règlements en fonction des nouvelles réalités qui touchent l’urbanisation de son territoire. Il y a quelques années, après avoir constaté l’arrivée de surfaces gazonnées synthétiques, l’administration municipale avait dû préciser que seuls les gazons naturels étaient permis en sol eustachois, hormis les surfaces synthétiques sportives, entre autres limitations.

Du côté de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, tant la nouvelle que l’ancienne réglementation permettent l’aménagement d’un potager. En fait, explique Steven Labonté, du Service de l’urbanisme, rien ne l’empêche. La cour avant doit faire l’objet d’un aménagement paysager ou être faite d’une surface gazonnée. Nul besoin d’obtenir un permis pour faire pousser des légumes, non plus.

Pour ce qui est du gazon, cependant, attention à ne pas dépasser les 20 centimètres, hauteur maximale permise. À l’instar de Saint-Eustache, le règlement d’urbanisme marthelacquois n’impose aucune restriction de grandeur ou de positionnement dans la cour arrière.

À Deux-Montagnes, deux règlements municipaux viennent encadrer l’aménagement paysager, celui sur le zonage (relativement aux normes et aux limitations) et celui sur la qualité de vie, qui vient définir ce qui est considéré comme une nuisance, notamment entre voisins.

«Nous n’avons pas de règlement formel et spécifique pour les potagers, explique Véronique Mompelat, du Service des communications de Deux-Montagnes. Il importe que l’aménagement respecte les délimitations du terrain: circulation piétonnière, accès à la maison et aux sorties d’eaux (exemple: borne-fontaine), respect de l’espace des voisins, normes d’élagage des arbres, types de végétaux permis.»

Appelé à commenter d’un point de vue personnel la situation qui prévaut à Drummondville, le vice-président de la Société d’horticulture et d’écologie de Deux-Montagnes, Marcel Vaillancourt, est d’accord avec les potagers en façade des maisons, pour peu qu’ils répondent à des règles et à des normes précises.

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