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Aérogare de Mirabel: Le maire Jean Bouchard appelle à la mobilisation

Aéroports de Montréal envisage la démolition de l’aérogare de Mirabel

Aérogare de Mirabel: Le maire Jean Bouchard appelle à la mobilisation

Le maire de Mirabel, Jean Bouchard, cherche une nouvelle vocation à l’aérogare de Mirabel, située dans la zone aéroportuaire. Se refusant de voir la démolition de l’endroit, qui est désaffecté, il fait appel à la mobilisation du milieu des affaires ainsi qu’à la collaboration de l’actuel propriétaire, Aéroports de Montréal (ADM), pour élaborer des projets qui pourraient s’y développer tout en redynamisant la région.

M. Bouchard a réuni les médias en conférence de presse mercredi dernier, en après-midi, pour livrer un message clair. Mirabel ne veut pas que l’aérogare de 500 000 pieds carrés soit détruite, surtout pas après l’expropriation de centaines de familles, nécessitée par la construction de l’aéroport international, dans les années 1970.

Le cri d’alarme du maire de Mirabel survient à la suite de la diffusion de l’émission J.E. du 17 février dernier présentant un reportage sur l’état de vétusté du bâtiment. «Ce qui m’a le plus bouleversé, c’est d’entendre de la part de James Cherry [le grand patron d’ADM] que la seule avenue possible est la démolition de ce bâtiment, car son entretien est trop onéreux et n’a plus sa raison d’être. Pour moi, il est difficile d’envisager la démolition de cette aérogare», a commenté le maire.

Depuis le transfert des vols internationaux à Dorval, il y a une dizaine d’années, l’aéroport s’est donné une vocation industrielle en abritant de grosses compagnies comme Pratt & Whitney, Aérolia et Bombardier. «En trouvant une nouvelle vocation à l’aérogare et en ajoutant aux installations actuelles de nouvelles composantes, nous viendrons redynamiser ce grand ensemble», croit le maire Bouchard.

Mais ce dernier cachait mal son inquiétude. «On apprend que l’éventualité de démolition est vraiment sérieuse de la part de ADM. Avant de prendre une décision unilatérale, voyons pour trouver des solutions ensemble. Il est important de travailler de concert avec ADM pour explorer toutes les pistes», assure‑t‑il.

Ce dernier se dit prêt à le faire. «Je m’engage au cours des prochains mois à travailler d’arrache-pied, à tout mettre en œuvre pour trouver des solutions. Je compte bien aller chercher tous les appuis possibles pour assurer son avenir», a‑t‑il dit.

Il ne ferme d’ailleurs pas la porte à des projets complémentaires, même s’il dit souhaiter surtout un projet mobilisateur qui serait profitable à l’économie de la région. Il affirme qu’il y a quelques projets sur la table actuellement, mais que leur intérêt reste à démontrer. Aéroports de Montréal privilégie les projets d’affaires rentables, précise‑t‑il.

Or, la Ville de Mirabel n’a qu’un rôle d’influence, le gouvernement fédéral ayant donné la juridiction et les pleins pouvoirs à ADM pour gérer les aéroports de Mirabel et de Dorval. L’administration Bouchard n’aurait donc aucun recours pour s’opposer à une éventuelle démolition.

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