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À Mirabel: Les citoyens contre les commerces et industries sur la côte des Anges

L’administration Bouchard veut étendre l’usage commercial et industriel sur la côte des Anges, dans sa partie agricole, à l’ouest de la rue Saint-Jacques, dans le secteur de Saint-Augustin, à Mirabel. Or, les résidants du secteur s’y objectent et plus d’une soixantaine d’entre eux l’ont clairement exprimé lors de la séance du conseil municipal, lundi soir dernier.

Tel que le prévoit l’article 105 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, qui permet à une administration municipale d’utiliser à d’autres fins que l’agriculture un secteur qu’elle dessert en services d’aqueduc et d’égouts sanitaires, la Ville de Mirabel peut disposer de ce secteur à son gré.

Cette décision indispose bien des résidants du secteur de Saint-Augustin et des environs. Désireux de conserver leur tranquillité rurale, plusieurs d’entre eux refusent que ces terres servent à autre chose que l’agriculture, les parcours de motoneige et les randonnées de chevaux.

Les propriétaires équestres sont inquiets. «Depuis quelques années, on perd énormément de sentiers à cause du développement», a fait remarquer le propriétaire du Club équestre de Mirabel, Marc Larochelle.

La présence de quelques bâtiments commerciaux a déjà entraîné à la hausse la dernière évaluation résidentielle. Dominique Simoneau et Albert Rivard, eux, s’en réjouissent: «Que feriez-vous à notre place? Nos terrains valent plus cher si la zone devient industrielle ou résidentielle.» D’autres résidants, au contraire, se plaignent de la hausse de taxes, de la perte du cachet champêtre, de la transformation de pratiques agricoles.

Il faut dire que l’ancienne candidate municipale Suzanne Courville avait mobilisé plusieurs citoyens qui s’opposent au projet de règlement. D’un argument à l’autre, tous s’exprimaient finalement dans le même sens: «Des commerces et industries, on n’en veut pas!»

Visiblement décidé à mettre de l’avant son projet, le maire Bouchard a malgré tout gardé son calme face à la désapprobation manifestée par ses citoyens et les a laissés s’exprimer. «Les petites entreprises, ce sont elles qui font vivre le Québec et il y a beaucoup de demandes. Et un parc industriel, on ne met pas ça en plein centre-ville. Dans le secteur de Saint-Janvier, il n’y a plus de terrains», a‑t‑il spécifié.

La conseillère municipale Francine Charles a toutefois demandé à ce que l’on retire de l’ordre du jour l’adoption du projet de règlement, ce qui a été accepté par la majorité des membres du conseil. «Je crois qu’on peut prendre le temps de réfléchir où construire les industries et commerces, car ça ne se défait pas. Je sais qu’on manque de terrains, mais il ne faudrait pas les bâtir n’importe où parce qu’on en manque», a souligné celle‑ci.

David Mara-Hurtubise, l’un des seuls à avoir voté en faveur de l’adoption immédiate du projet, a fait valoir que le déroulement du processus officiel se serait révélé plus démocratique puisqu’il aurait permis la tenue d’un registre conviant les citoyens concernés à signer contre le projet, étape qui aurait été suivie d’un vote citoyen sous forme de référendum.

Le conseiller municipal Pierre-Paul Meloche a tenu à préciser, pour sa part, que le vote ne faisait que reporter l’adoption de ce projet de règlement à une date ultérieure.

Les citoyens se sont toutefois montrés satisfaits du repli du conseil municipal.

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