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À la CSSMI: Une rentrée scolaire satisfaisante et marquée par l’indignation

Le directeur général de la CSSMI

À la CSSMI: Une rentrée scolaire satisfaisante et marquée par l’indignation

La présidente et le directeur général de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles (CSSMI) sont satisfaits par la récente rentrée scolaire, mais indignés par les propos de la première ministre Pauline Marois promettant de ramener les commissions scolaires à l’ordre au sujet des hausses de taxes imposées aux contribuables.

C’est ce qui ressort d’une rencontre de presse tenue au 5e étage du centre administratif de la CSSMI concernant la récente rentrée scolaire et la présentation de données sur la réussite et la persévérance scolaire des 42 764 élèves fréquentant les établissements de la CSSMI.

Après avoir indiqué qu’elle en était à la dernière année de son présent mandat puisque des élections auront lieu en novembre 2014, que deux nouvelles écoles seront construites, soit à Saint-Joseph-du-Lac et Saint-Augustin, pour septembre 2015, et qu’elle était en attente d’une autorisation pour une autre école à Saint-Eustache, dans le quartier des Jardins, la présidente Paule Fortier s’est exprimée sur le sujet de la hausse de la taxe scolaire.

«Nous sommes indignés, a-t-elle dit, par les propos de la première ministre. La ministre de l’Éducation avait pourtant déclaré qu’on avait un pouvoir de taxation. Nous avons subi d’importantes compressions budgétaires. Nous avons 23 M$ sur trois ans à récupérer. Nous avons été placés devait un fait accompli.»

Le directeur général Jean-François Lachance a immédiatement renchéri ainsi: «C’est un peu démotivant. On se sent comme un ballon de plage politique. Notre coût d’administration est l’un des plus bas au Québec à 3,9 %. Il n’y a pas un organisme gouvernemental ayant des coûts de gestion aussi bas que les nôtres. Malgré les compressions, nous avons maintenu les programmes pédagogiques et les emplois.»

Le sujet de l’abolition possible des commissions scolaires si le parti Coalition avenir Québec (CAQ) prend le pouvoir a même été abordé: «C’est insensé de penser qu’il n’y aura pas de structures pour administrer nos écoles. Un gouvernement ne peut gérer nos institutions à partir de Québec», a rétorqué le directeur général qui avait pris soin de réunir des données impressionnantes concernant la CSSMI.

La commission scolaire est répartie, a-t-il rappelé, sur 16 municipalités, soit de Saint-Placide à Terrebonne Ouest. Elle compte dans ses rangs 56 écoles primaires, 13 écoles secondaires, 2 centres de formation générale et 4 centres de formation professionnelle comprenant 42 764 élèves. Près de 22 000 élèves doivent être transportés et 50 services de garde doivent être gérés. Au niveau des ressources humaines, c’est plus de 7 000 employés et pour ce qui est des ressources matérielles, le parc immobilier comprend 88 bâtiments.

Au niveau du décrochage scolaire, la CSSMI se situe parmi les commissions scolaires les plus performantes du Québec, soit au 6e rang parmi les 72 commissions scolaires du réseau public.

À ce sujet, Jean-François Lachance mentionne: «Malgré que nous ayons 187 groupes EHDAA (élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage), c’est un bilan très intéressant et c’est grâce au travail de nos enseignants et de notre personnel. Toutefois, lorsqu’il y a un élève qui décroche, c’est malheureusement un de trop.»

Finalement, les deux écoles primaires actuellement en construction à Sainte-Marthe-sur-le-Lac et à Terrebonne seront prêtes à la fin du mois de septembre, tandis qu’une classe de maternelle pour les enfants de 4 ans est actuellement à l’essai à l’école des Perséides, à Pointe-Calumet.

 

 

 

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