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Internet à Oka: un projet de Bell est retenu

Un projet d’une valeur d’un million de dollars, visant à offrir à Oka et Saint-Placide le service Internet haute-vitesse de Bell Canada à des clients déjà branchés avec Vidéotron, aurait récemment été retenu par le gouvernement du Québec. Ce dernier pourrait donc, dans un avenir rapproché, octroyer ce contrat alors qu’une centaine de familles d’Oka sont toujours privées de ce service dans le secteur des rangs Sainte-Germaine et Saint-Ambroise, notamment.

Le 27 novembre dernier, à Lachute, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, annonçait en grande pompe, en compagnie des ministres Yves St-Denis et Stéphane Lauzon, l’octroi de 14,3 M$, «dont 10 M$ proviennent à parts égales de Québec et Ottawa», écrit-on dans le communiqué de presse acheminé aux médias, pour brancher à Internet haute vitesse quelque 7 750 foyers des Basses-Laurentides.
Ce dont ce communiqué ne parle pas toutefois, c’est de ce projet d’une valeur de 1 M$ que Québec songerait à accorder à Bell. Le projet, selon ce que nous avons appris, aurait du moins été retenu. De cette somme, 350 000 $ seraient réservés à Oka. Le reste, à Saint-Placide.
«Je tiens à dénoncer cela! a lancé le maire d’Oka, Pascal Quevillon. Ça n’a pas de bon sens de s’occuper de clients déjà alimentés quand à un kilomètre de là, 100 résidences n’en ont pas du tout!»
M. Quevillon a bien tenté de parler à Dominique Anglade depuis son annonce du 27 novembre, mais en vain. «Ça fait trois messages que je lui laisse et je n’ai toujours pas eu de retour d’appel», dit-il à ce sujet avant de plaider, une fois de plus, ne pas avoir disposé d’assez de temps pour répondre aux exigences du programme Québec branché.
«Sur la carte fédérale, dit le maire Quevillon, Oka est identifiée comme étant desservie par l’Internet haute vitesse. Il nous a donc fallu prouver qu’un certain secteur ne l’était pas. Les résultats de l’étude qui a été réalisée nous ont été remis en mai alors que nous avions jusqu’à la fin d’avril pour présenter une demande.»
Les commerçants en souffrent
Les commerçants d’Oka qui résident dans le secteur qui n’est pas desservi par l’Internet haute vitesse souffrent de cette situation. Surtout que certains paient jusqu’à plus de 300 $ par mois pour avoir accès à Internet de très basse vitesse (moins de 1 Mbps).
Parlez-en à Michel Levac, propriétaire du Vignoble d’Oka situé sur le rang Saint-Ambroise. Il a récemment accueilli chez lui les représentants d’une importante entreprise de la région qui y ont tenu une conférence. N’ayant pu leur offrir l’Internet haute vitesse, il doute de les revoir si l’on ne remédie pas à cette problématique.
«Ils avaient besoin d’Internet haute vitesse pour faire une présentation. Ce fut très ardu! Ils ont aimé le vignoble et le fait de pouvoir joindre l’utile à l’agréable, mais, comme ils m’ont dit, ils espèrent que j’aurai haute vitesse l’an prochain, sinon ils ne reviendront pas!»
Même son de cloche du côté de Nicole Varin, propriétaire de l’Érablière Varin située rang Sainte-Germaine. Sans Internet haute vitesse, elle ne peut assurer une gestion optimale de son entreprise et en subit les conséquences.
«C’est sûr que pour nous, c’est [Internet haute vitesse] indispensable! Juste la semaine dernière, je devais envoyer mon logo à une entreprise avec laquelle je fais affaire en Ontario. J’avais leur représentante au bout du fil, parce qu’on voulait se parler de ça, mais elle ne le recevait pas. Que voulez-vous, lui ai-je dit, on est des dinosaures à Oka! On n’a pas ça, nous autres, Internet haute vitesse!»
Nous avons tenté de joindre le bureau de la ministre Anglade afin de recueillir les commentaires de celle-ci au sujet du projet déposé par Bell Canada. Toutefois, au moment d’aller sous presse, elle n’avait pas donné suite à notre demande.

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