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200 logements sociaux et communautaire d'ici 2014

D’autres logements sociaux comme ceux-ci, rue Chénier, à Saint-Eustache, devront être construits au cours des prochaines années.

200 logements sociaux et communautaire d’ici 2014

L’objectif du plan d’action de l’APEL

L'Association de promotion et d'éducation en logement (APEL) travaille activement à la réalisation d’au moins 200 logements sociaux et communautaires additionnels d’ici 2014 dans la MRC de Deux-Montagnes et la partie sud de Mirabel.

Ce plan d’action triennal (2011-2014) pour la réalisation de logements communautaires fait suite au Colloque pour le développement du logement social et communautaire tenu en 2010, qui lui, succédait à une recherche-action menée en 2009 par l’APEL.

On y faisait état d’une «pénurie sérieuse de logements abordables» dans la région. Le coordonnateur de l’Association, Serge Gilbert, indique que cette recherche a établi un «constat troublant et alarmant.» La région fait face à un problème d’abordabilité. C’est-à-dire que les gens consacrent plus de 30 % de leur revenu familial au coût du loyer.

La stagnation des mises en chantier de logements locatifs et le gel dans la construction d’habitations à loyer modique font partie des facteurs expliquant cette pénurie. L’augmentation du nombre de personnes de plus de 65 ans et de familles monoparentales, dont le chef de famille est une femme, contribue également à la pénurie, fait savoir M. Gilbert.

Selon l’organisme, dans les huit municipalités du territoire, on compte 927 logements sociaux ou communautaires sur un total de 10 955 logements locatifs. Il s’agit de moins de 10 % du parc immobilier locatif du secteur.

Le plan d’action

Pour remédier à la situation, la tenue du colloque a permis de recueillir plus de 75 propositions de moyens à mettre en place. Un comité action-mobilisation a ensuite été créé pour trier celles-ci et rédiger le plan d’action.

Selon les statistiques obtenues par l’organisme, il faudrait «atteindre la cible minimale» de 200 logements pour amoindrir la pénurie, alors que pour atteindre le «seuil d’équilibre», il faudrait 3 099 logements. «S’ils ne sont pas construits en 2014, on veut au moins que les projets soient approuvés et attribués par la Société d’habitation du Québec», indique Robert Grégoire, président de l’APEL.

Le nombre de 200 logements correspond à quatre ou cinq projets de 40 à 50 logements sur trois ans. «Dans son Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015, le gouvernement du Québec avait prévu de financer annuellement au niveau national la construction de 3 000 nouveaux logements sociaux. Malheureusement, ce nombre a été réduit à 2 000 dans le dernier budget provincial», fait savoir M. Gilbert.

Plusieurs contraintes viennent compliquer ce plan d’action, dont le manque de terrains au zonage propice pour les logements communautaires.

À cela s’ajoute la possibilité que le gouvernement Charest ne reconduise pas ou du moins diminue le financement du programme AccèsLogis administré par la Société d’habitation du Québec (SHQ). Ce type de projet étant financé à moitié par la SHQ, 15 % par les municipalités – selon les statistiques des coûts de réalisations (le remboursement du reste de l’hypothèque est sous la responsabilité du groupe de locataires) –, toute diminution du programme AccèsLogis rendrait encore plus difficile l’atteinte du plan d’action de l’APEL, selon Richard Audet, chef des communications à la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain.

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