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Une progression qui suit son cours normal

(Photo Michel Chartrand) - S’il veut atteindre éventuellement son rêve d’évoluer dans la Ligue nationale de hockey, Mathieu Brodeur semble très bien savoir quels atouts de son jeu il doit mettre en valeur.

Une progression qui suit son cours normal

Pour Mathieu Brodeur

Quand bien même qu’un hockeyeur possède beaucoup de talent, sans avoir une bonne tête sur les épaules, il est de plus en plus difficile d’espérer gravir les échelons qui séparent le niveau junior de la Ligue nationale de hockey.

Mathieu Brodeur semble faire partie des athlètes réfléchis. Entre autres, s’il a été repêché par les Coyotes de Phoenix aussi tôt qu’en troisième ronde en juin 2008, il sait fort bien qu’il le doit à la qualité de son jeu défensif ainsi que sa mobilité sur patins pour un gars de sa grandeur.

Il n’a donc surtout pas l’intention de modifier son style de façon drastique d’ici la conclusion de son stage junior. Depuis le début de la saison 2008-2009, à sa deuxième année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, il s’est vu confier davantage de responsabilités offensives sans toutefois amenuiser son apport défensif, son atout premier en tant que défenseur.
«On m’a encouragé à me porter un peu plus en attaque cette saison quand une opportunité se présente. À ce niveau, ça va passablement bien. J’ai d’ailleurs déjà surpassé mon total de points de l’an dernier (7), ayant déjà 12 points à mon actif», a commenté l’Eustachois de 18 ans.

D’autre part, si pendant un mois on lui avait donné de la glace en avantage numérique, on a cessé de le faire. Constatant qu’il n’avait plus autant d’énergie pour contrer les meilleurs attaquants adverses en fin de rencontre, son entraîneur-chef avec les Screaming Eagles du Cap-Breton, Mario Durocher, a changé son fusil d’épaule. Il aime mieux voir Brodeur en pleine possession de ses moyens, lui, qui comme arrière-garde, s’avère son homme de confiance numéro un lorsqu’il y a une avance à protéger.

En bon joueur d’équipe et conscient qu’il ne deviendra jamais un défenseur offensif de premier plan, Mathieu Brodeur respecte à 100 % la décision de son coach.

Des acquisitions profitables

Se disant satisfait de sa progression, le gaillard de 6 pi 5 po et 205 livres affectionne aussi son environnement avec les Screaming Eagles. En plus de faire partie d’une formation très compétitive, après que l’équipe eût procédé à quelques transactions avant la date limite des échanges dans le but de combler des faiblesses, il croit que son club est encore plus prêt à affronter la musique.
«Tout le monde parle de Drummondville, de Shawinigan, de Moncton et de Québec, comme de sérieux prétendants au titre de champions des séries, pour nous c’est parfait. En tant que négligés, je suis convaincu que l’on peut causer des surprises et Dieu sait où cela peut nous mener.»

La bande à Mathieu Brodeur peut notamment compter sur un excellent gardien en Olivier Roy.

Pour en revenir à l’ancien porte-couleurs des Vikings, après avoir pris une dizaine de livres de muscle l’été dernier, il s’est senti beaucoup plus fort lorsque le camp d’entraînement a débuté. Cela lui a donné encore plus de confiance pour s’imposer dans le feu de l’action. Comptant bien poursuivre dans cette veine durant la saison morte, tout porte à croire qu’il sera de plus en plus difficile à déjouer lors des situations d’un contre un. Quand on est reconnu comme un défenseur qui fait de sa tenue défensive son pain et son beurre, ça vaut son pesant d’or.

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