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Entête - Sport en bref

Sa rivalité avec Alexandre Bilodeau

Après la dernière saison époustouflante que vient de vivre le Deux-Montagnais Mikaël Kingsbury en Coupe du monde des bosses en ski acrobatique, les questions des journalistes et des animateurs de radio et de télévision lors de sa récente tournée médiatique étaient surtout axées sur la rivalité vécue avec Alexandre Bilodeau.

«Je connais mon sport assez bien et je ne crois pas qu’il ait existé une bataille aussi serrée tout au long d’une saison. Aux Jeux olympiques, tout le monde disait que la lutte se ferait entre Alex et moi pour la médaille d’or. C’est bien beau en parler, mais il fallait le faire pour vrai, et c’est arrivé. Nous avons été effectivement les deux meilleurs de notre discipline. Alex est arrivé premier aux JO et moi deuxième, tandis que sur le circuit de la Coupe du monde, je suis arrivé au premier rang et Alex a été deuxième.»

Mikaël reconnaît qu’entre Alex et lui, il y avait plus de tensions au début de la saison. «Nous étions déjà qualifiés pour les Olympiques, mais on voulait être le favori aux yeux des juges. On s’est partagé les premiers rangs sur le podium, et nous étions presque à égalité lors de nos épreuves de Coupe du monde quand Sotchi nous a accueillis. Après les JO, la tension était moindre, mais on voulait tous les deux remporter les Globes. Sur la neige, nous étions en forte compétition, mais en dehors de nos skis, notre relation était très bonne.»

Le jeune athlète de 21 ans a ajouté: «Alex méritait amplement sa médaille d’or à Sotchi et il a été très gentil et généreux dans ses commentaires à mon égard devant les médias. Quand j’étais jeune, Alex, c’était un modèle pour moi. C’était un gagnant et j’ai toujours voulu avoir un parcours similaire, mais à ma façon. Il m’a pris sous son aile quand je suis arrivé très jeune sur le circuit de la Coupe du monde. Je lui en suis très reconnaissant.»

Même s’il a remporté son troisième Championnat du monde consécutif et qu’il a battu le record de 21 triomphes en coupe du monde établi par le célèbre Jean‑Luc Brassard, son moment fort dans l’année, ce sont les Jeux olympiques. «C’est ce qu’il y a de plus gros dans notre sport. Ça ne revient qu’aux quatre ans. Je visais la médaille d’or, mais je suis très fier d’avoir gagné la médaille d’argent. J’ai tout donné. Je suis fier de ce que j’ai fait. J’ai vraiment pris beaucoup d’expérience et je vais être encore meilleur lors des prochains Jeux olympiques, en 2018.»

Mikaël a renchéri ainsi: «Le fait de gagner les Globes de cristal, c’est parce que j’ai fini la saison vraiment en force. À chaque année, c’est mon objectif de remporter les Globes. J’étais motivé de les remporter, même avec l’année olympique. Surtout que j’avais une bataille à finir avec Alexandre. Il était devant moi avant les JO et j’ai réussi à le rattraper. Ce fut très serré jusqu’à la fin.»

Maintenant qu’Alexandre Bilodeau a pris sa retraite à 26 ans, d’autres bosseurs pousseront le champion. «Dans mon sport, on se fait toujours pousser dans le dos. On était constants Alex et moi, mais il y en avait d’autres comme Marc-Antoine Gagnon, Philippe Marquis et les Américains Bradley, Wilson et Deneen. Ils seront encore là l’an prochain.»

Pour la suite des choses, Mikaël a projeté d’aller en vacances avec des amis. L’entraînement va recommencer en mai, «mais ça sera moins intensif que l’été dernier à cause des Olympiques. Je vais faire du gym ou du vélo à Vancouver. Je vais faire du ski de montagne à partir de juillet à Whistler, en Amérique du Sud et en Suisse jusqu’au début de la saison en décembre.»

 

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Photo Michel Chartrand

Mikaël songe déjà à ses futurs podiums.

 

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