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L'étoffe d'un champion

Le jeune Cédric Forbes-Mombleau, 13 ans, rêve de rejoindre les rangs de la National Football League.

L’étoffe d’un champion

Cédric Forbes-Mombleau

Cédric Forbes-Mombleau a seulement 13 ans et pourtant, il a beaucoup de vécu derrière la cravate (quoique dans son cas, on devrait plutôt dire sous le casque). Rencontre avec un jeune sportif où le courage dépasse largement les 110 verges du terrain qu'il affectionne tant.

C’est à six ans que Cédric est tombé sous le charme du football. Son père regardait un match à la télévision quand il a été hypnotisé par les colosses qu’il voyait. À sa demande, ses parents, Richard et Johanne, l’ont inscrit dans l’Association régionale de football Laurentides-Lanaudière.

Son instinct ne l’a pas trompé: plus il passe du temps sur le terrain, plus il aime ça. Plaquer, défendre le porteur du ballon… Aujourd’hui, Cédric vient de terminer sa première saison avec les Centurions benjamin de la polyvalente Deux-Montagnes en tant que secondeur (en anglais, on dit linebacker).

Son amour pour le football a toujours grandi, malgré les obstacles sur son chemin. C’était il y a trois ans. Cédric a 10 ans et une bosse à la jambe. Son pédiatre l’envoie à l’hôpital Sainte-Justine: la masse est enlevée rapidement. Une semaine après l’opération, Cédric se remet à l’entraînement. Cette année-là, il aide son équipe à compléter une saison de 10 victoires et aucune défaite.

L’évolution de Cédric au football est ralentie à nouveau par la fâcheuse masse qui ne disparaît toujours pas. Cédric retourne sur la table d’opération. Les analyses de la masse se font aux États-Unis, le pays du joueur Tom Brady, que Cédric admire tant.

Trois semaines après l’opération, Cédric retourne au jeu. Tant pis pour les résultats, il ne restera pas assis trois mois à les attendre. En octobre, le médecin Marc Isler diagnostique une tumeur à Cédric. Sept heures et demie en salle pour enlever ce vilain cancer. Les médecins font de la magie en lui rebâtissant la jambe droite: greffe osseuse, muscle renversé, greffe de peau. La convalescence est ardue, un mois sans marcher, quatre mois sans activité physique. En avril, on lui annonce que le cancer est disparu. En juin, Cédric est de retour sur le terrain!

Même si le camp de sélection des Centurions est terminé, Cédric a une place réservée au sein de l’équipe. Jean Beaudet, l’entraîneur, permet à Cédric de faire un camp express en août, où un programme personnalisé est mis sur pied pour lui. Cédric est peut-être sur le terrain avec moins de force dans les jambes, mais il a une ardeur encore plus puissante dans le cœur.
À la fin de la saison dernière, Cédric obtient le titre du joueur le plus utile dans l’équipe (en anglais, on dit MVP pour Most Valuable Player). Mais son cancer n’a rien à voir là-dedans. Si vous lui demandez quelle a été l’influence de sa maladie, Cédric soulèvera ses épaules, du haut de ses 5 pi 8 po, pour répondre «on passe à autre chose, on continue». Le surplace, ce n’est pas pour lui.

Et Cédric voit loin. Lui qui a participé quatre fois aux camps d’entraînement des Alouettes de Montréal où il a reçu le trophée du meilleur joueur de sa catégorie, se voit déjà rejoindre les rangs de la National Football League dans le chandail des Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Vas-y Cédric, c’est au Super Bowl que l’on te regardera un jour!

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