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Les blessures mettent un frein à sa carrière de hockeyeur

Photo Yves Déry - Comme membre du personnel de l’Académie Joël Bouchard, Jean-François Fortin se plait énormément à enseigner les rudiments des différents tirs à de jeunes hockeyeurs.

Les blessures mettent un frein à sa carrière de hockeyeur

Jean-François Fortin

Jean-François Fortin a célébré son 32e anniversaire le 15 mars dernier. À l’automne dernier, affecté par une blessure persistante à la paroi abdominale, contre sa volonté, il a dû se résigner à accrocher ses patins et son bâton. En 11 ans dans les rangs professionnels, il aura passé 11 fois sur la table d’opération, dont 8 fois en 4 ans, pour remédier à des problèmes à l’aine. Celui qui a évolué dans six circuits professionnels pendant sa carrière dont 71 matches dans la Ligue nationale avec les Capitals, garde des séquelles sur le plan physique. «Dès que je suis éveillé et debout, en permanence, dans le bas du ventre, c’est comme si j’avais deux épingles à linge qui me pinçaient constamment. Le médecin m’a dit que j’en aurais possiblement pour 18 mois à endurer ce malaise.»

S’étant habitué à jouer blessé, le grand gaillard de 6 pieds et 3 pouces garde quand même un bon moral dans les circonstances. De retour en sol québécois en permanence, même s’il doit limiter ses présences sur la surface glacée comme instructeur, il fait tout de même partie de l’Académie de hockey Joël Bouchard. Une dizaine d’heures par semaine, sur les glaces artificielles, il enseigne les rudiments des différents tirs. Ne sachant pas trop si ça s’avérait une bonne idée de demeurer dans l’environnement du hockey après avoir souffert sur le plan mental et physique, cette période d’incertitude se trouve maintenant derrière lui. «Honnêtement, je ne pensais pas aimer cela autant. Si, j’avais peur parfois de manquer de patience avec les enfants, au contraire, j’ai beaucoup de plaisir à les côtoyer et pour la plupart, ils se montrent très réceptifs.»

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En contact de façon régulière avec de jeunes hockeyeurs, Jean-François fait partie des anciens joueurs de haut niveau qui veulent redonner ce qu’ils ont appris. L’ancien résident de Saint-Eustache qui a maintenant élu domicile à Sainte-Marthe-sur-le-Lac ambitionne de se dénicher un job de directeur technique pour une association de hockey mineur des environs. Parions aussi qu’il ne tardera pas à se retrouver comme entraîneur derrière le banc d’une équipe.

Maintenant que sa carrière est chose du passé, a-t-il des regrets? «Avec le recul, je reconnais que j’ai quitté trop tôt pour l’Europe. J’aurais dû écouter mon agent Robert Sauvé qui me conseillait de persévérer, car avec mon talent, j’obtiendrais probablement une autre chance dans la Ligue nationale.»

S’il a trouvé extrêmement difficile de se motiver à son arrivée en Allemagne, lui qui l’année précédente, a soulevé la coupe Calder avec les Bears de Hershey dans la Ligue américaine, son passage comme joueur en Europe n’a pas été que négatif. En plus de découvrir de très beaux coins de pays, il s’est fait de nouveaux amis et a appris à se débrouiller dans la langue allemande. Fort intéressant dans ses propos et criant de vérité, il a même admis que son passage dans la LNH lui aura permis de se trouver une place lors des dernières saisons en Europe, lui qui se révélait ralenti par les blessures.

C’est finalement le club EC Villacher dans la Ligue de l’Autriche qui aura été la dernière formation pour laquelle il aura porté les couleurs dans les rangs professionnels.

 

 

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