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Une bonne bagarre

Une bonne bagarre

Avertissement: ce billet comporte des phrases non conformes au discours pseudo-pacifique de certains bien-pensants. Il s’adresse à un lectorat adulte et averti, capable de comprendre les nuances. Les âmes sensibles sont donc priées de s’abstenir.

Ceci étant dit, les récentes déclarations de Mario Lemieux au sujet des bagarres inutiles et des coups vicieux ont fait jaser et pas nécessairement dans le sens souhaité par le grand 66. Il en a pris plein la gueule parce que son équipe est la plus punie de la LNH et qu’elle abrite un des joueurs les plus vicieux du hockey en Matt Cooke, et c’est vrai. Ça n’enlève cependant rien à la justesse de son propos et de ses récriminations envers les dirigeants de cette ligue, qui est non seulement incapable d’adopter des règlements clairs pour enrayer la violence, mais tout aussi inapte à faire respecter ceux pourtant déjà existants. Je veux être clair. Pour moi, la violence c’est justement tous ces coups à la Matt Cooke contre Marc Savard, Evander Kane et Alexander Overchkin pour ne relever que ceux-là parmi le palmarès pas très brillant de Cooke et ses émules. Même s’il aurait pu, et risque toujours, de ruiner la carrière de talentueux hockeyeurs, il continue néanmoins d’écumer les patinoires de la LNH pendant que ses victimes soignent un genou amoché ou une commotion cérébrale.

Pour moi, la violence se retrouve aussi dans ces foires comme celles des matchs Boston-Dallas, Boston-Montréal et Penguins-Islanders. Du Slapshot à son meilleur dans le plus prestigieux (?) circuit de hockey au monde! Prenez la foire Canadiens-Bruins au cours de laquelle les gardiens Price et Thomas se sont livré une courte séance de lutte. L’arbitre était juste à côté et les deux gars n’avaient vraiment pas l’air de vouloir en découdre tant que ça. Un avertissement ferme d’expulsion du zébré aurait probablement suffi, mais on a laissé faire, sans doute au nom du spectacle. Quelle fin de saison auraient connue ces deux équipes si l’un ou l’autre s’était blessé?

Je l’ai déjà dit et écrit; le hockey est devenu ce qu’il est aujourd’hui lorsqu’on a toléré les abrutis de Fred Shero, qui n’ont réussi à s’imposer que par la violence et l’intimidation. Une bagarre entre deux gars qui ont un compte à régler, ce n’est pas grave. Ceux qui ont vu le match à Edmonton, jeudi dernier, vont comprendre. Pouliot reçoit un double échec, il regarde l’arbitre qui ne signale pas de punition, remet la monnaie de sa pièce à Horcoff, les gants tombent et on règle ça mano a mano. Ça, c’est une bonne bagarre! Tu m’as donné un coup illégal qui aurait pu me blesser, l’arbitre n’y a rien vu ou l’a simplement ignoré, je vais me charger de te faire comprendre que tu ne recommenceras pas ça avec moi. Point à la ligne.

Ce genre de bagarre n’a évidemment rien à voir avec l’intimidation érigée en système telle que pratiquée par les Flyers et les Bruins, par exemple. Et c’est à ça que les dirigeants de la ligue devront s’attaquer pour redonner du lustre à ce si beau sport, lorsque pratiqué dans les règles. Sans enlever la robustesse inhérente au hockey, il n’y aurait qu’à ramener le règlement qui protégeait la zone du gardien de but, pénaliser ces assauts hypocritement déguisés en «terminaison de mise en échec» et ne pas hésiter à suspendre et même bannir des chacals comme Matt Cooke. «Élémentaire, mon cher Watson!»

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