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S’inspirer plutôt que jalouser

S’inspirer plutôt que jalouser

En tant que témoin privilégié de la scène sportive dans les Laurentides depuis une trentaine d’années dans les sports collectifs, j’ai été à même de constater que la domination de certaines villes s’avérait proportionnelle au bassin de participants. En excluant les regroupements de municipalités, Boisbriand jouit, de nos jours, d’une bonne longueur d’avance au niveau, par exemple, du soccer, dans les environs, bien que les associations de Mirabel, Blainville et Saint-Eustache aient diminué l’écart.

Au hockey, par ailleurs, le règne de Blainville ne fait aucun doute. Avec une ville qui a connu toute une croissance depuis une dizaine d’années, se traduisant par l’arrivée de jeunes familles, les hockeyeurs sont fort nombreux. Ainsi, dans toutes les catégories, du calibre AA à C, les équipes blainvilloises imposent la plupart du temps leur suprématie. Avec une augmentation de sa population similaire, Mirabel obtient aussi d’excellents résultats.

Bref, il devient donc clair que les organisations qui comptent plus de joueurs inscrits ont davantage de facilité à s’imposer sans avoir nécessairement plus d’heures de glace à leur disposition comparativement à des associations plus petites.

En s’attardant à ce contexte, il ne faudrait pas non plus oublier de situer les origines sportives d’une ville. Ainsi, même à l’époque où Blainville comptait une population beaucoup moins grande que Saint-Eustache, celle-ci a semblé pourtant être constamment en mesure de tirer son épingle du jeu. Entre autres, dans ma jeunesse, je me rappelle fort bien de confrontations chaudement disputées au baseball avec les rivaux blainvillois.

Dernièrement, je parlais à ma «blonde» des faits d’armes impressionnants déjà obtenus par les clubs de hockey novice de Blainville en cette saison 2010-2011. À l’approche de prochains matchs entre le club novice B de mon fils contre des équipes blainvilloises et, surtout aussi, à la suite d’une récente défaite de 8-0 contre les Bastions de cette organisation, elle m’a lancé instantanément: «C’est plate comme situation.»

D’un côté, je sais qu’elle n’a pas tort. Dans le sport, peu importe notre statut, la parité est souhaitable. Par contre, peut-on en vouloir à une association plus populeuse et plus performante?

Personnellement, je suis de ceux qui croient qu’au lieu de leur lancer des roches, il faut plutôt s’inspirer des associations sportives qui dominent afin de voir, au-delà de l’avantage en terme de participants, quelles sont les initiatives que celles-ci mettent de l’avant pour contribuer au développement des athlètes et entraîneurs?

Ainsi, une association qui sait analyser ce qui se passe de bon ailleurs sera mieux préparée, selon moi, pour dresser et assurer un fonctionnement d’opération plus efficace. Avec une ligne de conduite clairement définie au niveau du développement des athlètes, des efforts constants quant au renouvellement du membership, n’est-ce pas là d’autres ingrédients qui permettent à une organisation d’afficher une excellente santé?

 

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