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Incomparable Masters

Incomparable Masters

Êtes-vous de ceux ou celles qui ont boudé le Masters parce que le Tigre n’y était pas? Tant pis pour vous! Vous avez manqué tout un spectacle, le même offert année après année, en ces premiers jours du magnifique printemps géorgien, Tigre pas Tigre. Il est bien entendu que le seul nom de Tiger Woods attire bon nombre de fans devant le petit écran et qu’on ne sait jamais quand va surgir ce félin, tapi dans les broussailles, pour rugir et attaquer la proie qui se dresse devant lui. Mais voilà! Le Tigre lèche ses blessures et le golf continue. Oui, le golf doit beaucoup à Tiger comme l’a candidement admis Phil Mickelson. Mais pas plus qu’à Arnold Palmer ou à Jack Nicklaus. Ce n’est pas le Tigre seul qui a fait décupler les bourses offertes aux vainqueurs. C’est la fougue de Palmer au début des années 1960, qui a ouvert les portes des réseaux de télévision à ce sport dit pépère, et c’est Jack Nicklaus, qui a établi tous ces records que le Tigre et les autres tentent de rééditer, bien en vain, si vous voulez mon avis. Bouder le golf sans Tiger, c’est comme si un fan de hockey ignorait la finale de la Coupe Stanley parce que Sid the Kid était blessé. Comme l’a si bien dit un commentateur de TSN, «Quand tu es rendu au Super Bowl, tu ne te demandes pas qui va lancer le ballon!» Et le Masters, c’est le Super Bowl du golf.

Ceci étant dit, le week‑end dernier a été celui d’un autre Masters à faire rêver tout golfeur digne de ce nom. Malgré l’incomparable majesté du décor, le terrain se sera encore une fois montré sans pitié pour les meilleurs de ce sport. Bobby Jones, qui a été l’instigateur de ce tournoi, avait eu cette phrase pour décrire le sport qu’il chérissait: «Le golf, c’est comme un tigre. Quand tu penses l’avoir apprivoisé, il se retourne et il te mord.» Augusta National et le golf ont mordu les meilleurs de leur profession jeudi et vendredi derniers. Phil Mickelson, Luke Donald, Sergio Garcia, Ernie Els, Web Simpson, Charl Schwartzel, Graeme McDowell et notre Graham DeLaet sont tous tombés sous le couperet et ont dû, comme nous, se contenter de regarder cette fête printanière du golf en simples spectateurs.

Je vais vous faire grâce du coup par coup de la ronde finale; vous l’avez vu dimanche ou lu lundi dans vos journaux. Mais pour ceux qui pensent que l’absence du Tigre en a évacué tout élément dramatique, laissez-moi vous rappeler que la jeune sensation Jordan Spieth s’était forgé une avance de trois coups après les quatre premiers trous. Comme dans la vraie vie, la patience, la compétence et la confiance en ses moyens ont permis à Bubba de s’accrocher et de profiter des occasions pour finalement l’emporter par la marge de deux coups. Il a aussi été plaisant de voir un quinquagénaire exhibant fièrement queue de cheval, fumeur de cigares et buveur de champagne, Miguel Angel Jimenez, se glisser au 4e rang de cette meute de jeunes loups. Parmi les p’tits vieux, notons les Bernard Langer, Stewart Cink, Fred Couples et notre Mike Weir qui, n’eut été d’un désastreux 79, le samedi, aurait pu se retrouver parmi les meneurs.

Non, je n’ai pas regardé la remise du légendaire veston vert. Les fins de roman à l’eau de rose américaine avec larmes, enfant et blonde chérie me tombent définitivement trop sur les nerfs. Déjà que le champion se prénomme Bubba (j’ai toujours cru que c’était une onomatopée) et que certains diront qu’il doit son championnat à l’absence de Tiger. Dire que Gerry Lester Watson a profité de l’absence d’Eldrick Tont Woods pour remporter le Masters n’aurait sans doute pas été assez hollywoodien et beaucoup moins vendeur.

 

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