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Incitatif supplémentaire

Incitatif supplémentaire

Joueur de tennis bien modeste, ceci ne m’empêche pas d’apprécier les performances des meilleures raquettes au monde. Cependant, à part l’Omnium canadien et certains tournois majeurs, je ne suis pas du genre à me river devant mon téléviseur à chaque fois qu’on présente du tennis au petit écran. Le contexte a changé dernièrement alors que l’émergence du Canadien Milos Raonic a suscité mon intérêt.

Après avoir lu un compte rendu de ses exploits réalisés en janvier lors du premier tournoi majeur en Australie, puis après l’avoir entrevu en action lors des bulletins sportifs, il ne m’a pas laissé indifférent.

Pourtant, quand on a commencé à parler de lui, j’avoue que je me sentais moins concerné du fait qu’il n’était pas un Québécois de prime abord. Sa progression phénoménale, lui qui a débuté l’année 2011 en 156e position pour se retrouver dans les 40 meilleurs tennismans au monde, a cependant piqué ma curiosité.

Faut croire que je suis de ceux qui s’identifient aux athlètes qui passent ni plus ni moins de l’anonymat à des figures de premier plan sur l’échiquier mondial.

Avec ses services de feu et la qualité de son jeu en général, son calme dans les moments de grande tension et son opportunisme, je dois dire que Raonic donne un excellent spectacle. À San Jose, en finale, dans un duel on ne peut plus serré, malgré son inexpérience face à un joueur aguerri comme Fernando Verdasco, le longiligne Ontarien a trouvé le moyen de gagner cet affrontement, parvenant à sortir un lapin de son chapeau à des moments clés. Quelques jours plus tard, au tournoi de Memphis, il retrouvait l’Espagnol Verdasco en première ronde. Sans doute gonflé à bloc pour savourer sa revanche sur Raonic, Verdasco a pourtant de nouveau plié l’échine face à son jeune rival.

Ce dernier, pour une deuxième semaine d’affilée, a atteint la grande finale. Opposé à Andy Roddick, ancien champion de l’Omnium des États-Unis et classé 8e au monde, Raonic n’a pas été déclassé loin de là. Il s’est finalement incliné en trois sets (6-7, 7-6 et 5-7) face à Roddick, mais non sans lui avoir flanqué la frousse. Dans le cadre de cet autre duel chaudement disputé, les amateurs ont eu droit à un spectacle mettant en évidence deux des serveurs les plus puissants sur la scène internationale.

Cette pétarade a finalement pris fin sur un coup spectaculaire de Roddick en plongeant, pour lui permettre d’inscrire la victoire. Ayant eu des chances de remporter le premier set, ce qui aurait pu lui permettre de mettre beaucoup de pression sur son adversaire américain, Raonic peut tout de même marcher la tête haute.

En quelques semaines, il a bondi d’une centaine de places au classement mondial et compte deux présences en finale d’un tournoi.

S’il faut s’attendre à un moment donné à une baisse de régime dans le cas de cette nouvelle coqueluche âgée de 20 ans, il sera par contre intéressant de voir de quelle façon il va se comporter dans les prochains mois. Saura-t-il connaître du succès sur toutes les surfaces dont la terre battue, moins compatible à son arsenal ponctué d’une puissance inouïe sur son service? Chose certaine, à moins qu’il subisse une blessure majeure dans un avenir rapproché, j’estime que Milos Raonic ne semble pas destiné à être un feu de paille.

 

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