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Le hockey est notre sport national! Cette quasi-lapalissade se vérifie d’ailleurs sur le plan financier, médiatique ou purement sportif. Le réputé magazine d’affaires Forbes, dans une édition consacrée au hockey, confirme que les équipes canadiennes de Toronto, Montréal et Vancouver occupent trois des quatre premiers rangs parmi les 30 franchises de la LNH à avoir la plus grande valeur. Qui plus est, les sept équipes canadiennes se retrouvent parmi les seize plus riches du circuit, malgré des marchés beaucoup plus restreints que ceux de leurs contreparties américaines. S’il est vrai que les Maple Leafs et le Canadien sont centenaires et font partie du groupe des six équipes originales, il faut souligner que Vancouver se classe au 4e rang de ce palmarès et que Calgary, Edmonton, Ottawa et Winnipeg, malgré des populations et des marchés supposés limités, trouvent le moyen de se faufiler au sein de la meilleure moitié de la Ligue.

En ce qui concerne la couverture médiatique, tout le monde connaît et reconnaît l’important espace que consacre la presse écrite au hockey. On y parle hockey douze mois par année, même si la saison ne s’échelonne que sur une huitaine de mois. Ce sont cependant les droits de diffusion qui sont les grands générateurs de revenus pour les équipes de hockey; encore là, ce sont les canadiennes qui tiennent le haut du pavé, malgré encore une fois des marchés de taille inférieure à ceux de mégapoles américaines telles New York et Los Angeles. Sur un revenu annuel de 142 M$, les Maple Leafs de Toronto retiraient 40 M$ de la vente de leurs droits de télédiffusion tandis qu’à Montréal, ce sont des revenus de 31 M$ qu’empochait le Canadien. C’était évidemment avant l’annonce de cette nouvelle entente de 12 ans évaluée à plus de 5 G$ entre la LNH, Rodgers et Québecor. Bien que les modalités financières pour chacune de ces deux franchises n’aient pas été divulguées, on peut bien se douter que leur revenu en découlant ne sera pas amoindri.

C’est beau de se glorifier de cette suprématie financière, mais il ne faudrait pas oublier que la notoriété qui a fait de nos équipes canadiennes des milliardaires s’est d’abord et avant tout acquise sur la glace, en gagnant des coupes Stanley. Depuis sa première remise en 1893, la petite coupe d’argent de lord Stanley s’est retrouvée soixante fois en mains canadiennes. Le Canadien de Montréal l’a remportée 24 fois, un record à la seule et improbable portée des Maple Leafs de Toronto (13) et des Red Wings de Détroit (11). Les années 1940 ont été l’affaire des Maple Leafs, les années 1950 et 1970 ont été dominées par le CH tandis que les Oilers d’Edmonton ont raflé la Coupe cinq fois entre 1984 et 1990.

Malheureusement, la richesse et les bonnes performances financières des équipes canadiennes n’ont pas eu de répercussions au classement des équipes en cette fin de saison 2013‑2014. Le CH, que beaucoup de connaisseurs avaient classé parmi ceux qui devraient suer sang et eau pour une place en séries, est le seul représentant canadien dans la course aux grands honneurs printaniers. Ben non, je ne vais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué! Il reste, au moment d’écrire ces lignes, une grosse victoire à aller chercher dans cette première ronde. S’il continue à jouer le hockey inspiré qu’il s’est acharné à déployer au cours des trois premiers matchs, le Tricolore aura tout le Canada derrière lui. Il pourrait causer la surprise qui ne ferait que rehausser la prestigieuse image de marque et de classe qu’il possède déjà. Une finale Canadien-Avalanche, ça vous dirait?

 

 

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