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CHapeau!

CHapeau!

L’élimination des Canadiens m’aura donné raison deux fois. C’est d’abord avec la tristesse dans l’âme que j’ai deviné juste en supposant que nos Glorieux pourraient se retrouver en vacances avant la fin avril; ils ont en effet été éliminés le 27 avril, mais pas dans la honte, comme je l’avais craint. D’autre part, je me réjouis d’avoir mis mon espoir en une série civilisée avec ces abrutis de Bruins; après leurs deux premières défaites, ces derniers ont vite compris que la rudesse excessive et l’indiscipline ne les mèneraient nulle part et c’est par leur talent et leur détermination qu’ils sont difficilement et finalement venus à bout de nos préférés.

Même privés de joueurs clés de la trempe d’Andrei Markov, Josh Gorges et Max Pacioretty, qui commençait à s’imposer comme l’attaquant de puissance tant attendu, les hommes de Jacques Martin et Kirk Muller ont bien failli coûter le poste à l’affable (?) Claude Julien. Car, il ne faut pas en douter, une sortie des Bruins en huitième de finale aurait signifié le congédiement sans appel de l’ancien entraîneur du CH. Qu’auraient fait les Bruins privés de Zdeno Chara, Denis Seidenberg et disons Nathan Horton? On ne le saura jamais, mais au risque de passer pour un «fefan» fini, je pense que le CH s’est fort honorablement tiré d’affaires devant un adversaire que tous les connaisseurs favorisaient largement. Il ne faut pas passer sous silence que trois des quatre victoires des Bruins sont survenues en prolongation où, tout le monde le sait, la victoire peut aller d’un côté comme de l’autre.

Et Jacques Martin? L’encensoir est sorti des boules à mites et les grands prêtres de la presse montréalaise ne se peuvent plus de vanter ses mérites. S’il faut rendre à César ce qui appartient à César, il faut créditer Martin d’avoir finalement réussi à inculquer discipline et détermination à sa troupe à l’intérieur d’un système de jeu qu’on ne finit plus de décrire comme génial. Mais il reste que le sieur Martin n’a encore rien gagné, ni à Montréal avec une équipe d’éclopés pas plus qu’à Ottawa avec une troupe de talents purs. Il peut cependant dormir sur ses deux oreilles (et il y a là de quoi faire un bon oreiller…), Pierre Gauthier semble lui faire confiance. Saura-t-il toutefois continuer à s’imposer si Kirk Muller se retrouve derrière un banc ailleurs dans la LNH?

Que sera le CH en octobre prochain? En supposant que Gauthier et les finances de l’équipe réussissent à retenir Markov à Montréal, que penseriez-vous d’un quatuor défensif formé de Markov, Gorges, P.K. et Weber? Si, comme Serge Savard le disait, une équipe se bâtit en partant de l’arrière, disons qu’avec Price devant le filet, notre derrière serait pour le moins bien assis. En avant, ça me peine de le dire, mais André K. doit partir tout comme Pouliot; ils ne cadrent tout simplement pas dans l’esprit de travail qui semble caractériser cette équipe. Gomez? Il coûte cher et n’a pas valu son pesant d’or cette saison, mais avant de l’exiler, il faudrait peut-être nous rappeler du sort que la plupart d’entre nous voulions réserver à Carey Price, il y a à peine douze mois. Ajoutez à ça Hamrlik, Wisniewski, Desharnais, Eller, Plekanec, Gionta, Cammaleri et quelques joueurs de soutien pas trop dispendieux, et vous avez là les ingrédients requis pour présenter une équipe fort compétitive la saison prochaine. Ah oui, j’ai peut-être oublié le plafond salarial de 59 quelques millions? Non, je vous laisse vous amuser avec les chiffres, vous aimez ça, moi pas du tout!

 

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