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Ce fût une rude traversée du désert pour Walid Smichet

(Photo Michel Chartrand) - On ne sait pas si cela aurait été plus facile pour Walid Smichet contre l’adversaire qu’il aurait été censé affronter, samedi dernier, en Sammy Sparkman. Chose certaine, contre Don Mouton, il fut loin de tricoter à sa guise face à ce rival.

Ce fût une rude traversée du désert pour Walid Smichet

Face à Don Mouton

Bien que confronté à Walid La tempête de sable Smichet samedi dernier, à Montréal, Don Mouton n’a pas manqué de jus face au boxeur eustachois, c’est le moins que l’on puisse dire. Au courant de la puissance de Mouton, Smichet pensait bien que son rival, après un départ énergique, faiblirait à mesure que le combat progresserait.

Effectivement, dès les premiers instants du premier round, l’Américain de 30 ans de couleur noire a sauté comme un fauve enragé sur le favori de la foule, se permettant même de le pincer d’aplomb à quelques reprises. Cela a donné le ton à ce duel de 10 rounds où les échanges de coups se sont multipliés. Résident de Houston au Texas, faut croire que Mouton est à l’aise lorsque ça chauffe puisqu’en aucun temps, il n’a reculé devant un Walid Smichet, toujours prêt à livrer une bataille sans relâche.

Demeurant solide sur ses pieds pendant tout le combat contrairement à son opposant, Mouton a porté aussi plus de coups qui ont ralenti Smichet tout en se montrant supérieur en défensive. Dans les circonstances, difficile de contredire les résultats des juges qui ont attribué la victoire par décision unanime à Don Mouton, sa 8e en 12 décisions.

Pendant que les juges Guay et Carufel ont remis une carte de pointage de 97-93, le juge Leblanc a vu Mouton dominer 8 des 10 rounds (98-92).

Tout le crédit à son adversaire

Malgré la défaite, le boxeur de Saint-Eustache peut se promener la tête haute. Encore une fois, il a livré un duel fort prisé par les spectateurs. Il fallait le voir après le combat, le visage passablement rougi, la main droite endolorie, pour comprendre qu’il a du vendre chèrement sa peau pour durer pendant 10 rounds contre un aussi dur cogneur que Don Mouton.

Dans ce revers, plus que jamais, le boxeur originaire de la Tunisie a prouvé ses talents d’encaisseur et sa capacité à rebondir dans l’adversité. Cependant, après avoir déployé beaucoup d’énergie à se défendre et à attaquer, dans les derniers rounds, on a senti qu’il n’avait son mordant habituel pour terminer aussi fort qu’à l’habitude.
«Ce gars-là, c’est un véritable pan de mur. J’ai eu beau le frapper d’aplomb, il n’a jamais été ébranlé. Ça paraît vraiment que Mouton a déjà boxé dans des catégories supérieures de poids avec succès. En fait, à l’avenir, j’y penserai deux fois avant d’accepter un combat contre un rival plus lourd que moi», de confier Walid Smichet, quelques minutes après ce duel sans merci.

Même si ce cinquième échec tortille un peu l’esprit de ce dernier, il se console à l’idée qu’avec de tels combats contre des boxeurs d’aussi grande qualité, il devient un meilleur pugiliste à chaque fois. D’ailleurs, la prochaine fois qu’il se mesurera à un cogneur de la trempe de Mouton, avec un jab aussi efficace et puissant, il se promet d’être meilleur au niveau de l’esquive.

Soit dit en passant, l’un des entraîneurs de Smichet, Otis Grant, qui s’y connaît en boxe, a lui aussi été fort impressionné par Don Mouton tout en reconnaissant la vaillance de son protégé. «J’avais prévenu Walid qu’avec sa fiche de K.-O, il était le genre à vouloir porter le grand coup dès le départ. Le hic, c’est qu’il n’a jamais baissé de régime contrairement à ce que j’aurais imaginé. De plus, plus grand que Walid, il s’en est servi à son avantage», de conclure l’ancien champion du monde.

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