- PUBLICITÉ -
Entête - Lettres ouvertes

Mise à jour de l’analyse comparative des sites de construction d’une gare à Mirabel

Lettre adressée à:

M. Raymond Bachant

Directeur général

Réseau de transport métropolitain (Exo)

700, rue de la Gauchetière Ouest, 26e étage

Montréal (Québec) H3B 5M2

 

Mise à jour de l’analyse comparative des sites de construction d’une gare à Mirabel

Monsieur,

Nous avons pris connaissance de la mise à jour de l’analyse multicritères liée à la sélection d’un site pour la construction d’une gare à Mirabel. Contrairement au maire de Mirabel, qui estime que cette analyse scelle le choix du site en zone agricole, l’UPA peine à comprendre comment une décision d’une telle importance peut être prise sur une base aussi peu convaincante.

Sans nommer tous les éléments qui nous font croire que cette analyse a été bâclée, il est important de noter qu’aucun des sites qui y sont étudiés ne correspond à l’emplacement favorisé par l’UPA depuis des années.

Ne serait-ce que pour cette raison, une rencontre entre l’UPA et des représentants d’Exo s’impose.

À sa face même, cette mise à jour ne répond pas aux interrogations de l’UPA. Existe-t-il une véritable volonté de réaliser un projet conforme aux principes du développement durable, qui préconise le développement d’infrastructures de transport dans un milieu déjà bâti et assure la pérennité du précieux patrimoine agricole de la région? Si une réelle volonté d’aller en ce sens existait, l’analyse multicritère accorderait à ces points un véritable poids.

Alors que le maire de Mirabel presse Exo d’aller de l’avant rapidement dans le projet de construction de la gare de Mirabel, l’UPA ne peut que réitérer qu’elle est encore et toujours en accord avec l’implantation d’une gare en milieu urbain, mais fermement en désaccord avec le choix d’un site en zone agricole pour ce projet.

Les dizaines de producteurs qui se sont déplacés à l’hôtel de ville de Mirabel cet hiver pour livrer ce message, accompagnés par le président général de l’UPA, Marcel Groleau, n’ont aucune raison d’avoir changé de position depuis.

Alors que le maire de Mirabel demande la collaboration de l’UPA et souhaite que le projet «ne se bute plus à quelque opposition que ce soit», nous répondons qu’il faut être deux pour collaborer et que dans ce dossier, l’UPA n’a pas le sentiment d’être entendue.

Soulignons que l’engagement pris le 12 février dernier par le maire de Mirabel d’organiser une rencontre entre les représentants du RTM et des producteurs est resté lettre morte, malgré les demandes répétées de l’UPA. Loin de s’en formaliser, le maire de Mirabel vous écrivait, le 11 juillet, que l’UPA ayant été «diligemment informée des analyses ayant mené [au choix du site]», il comptait maintenant sur votre collaboration pour aller de l’avant.

De son côté, l’UPA n’entend pas cautionner un projet qui met en danger la pérennité d’une zone dynamique agricole comme celle de Mirabel, à plus forte raison lorsqu’un site alternatif existe, en zone urbaine. Pour l’Union, construire une gare sur une des terres les plus fertiles de la province relève d’une façon de faire dépassée, qui occulte complètement les coûts économiques et sociaux liés à la mise en péril d’une zone agricole déjà fragilisée par une pression urbaine importante.

Dans l’éventualité où ce projet verrait le jour, l’UPA se ferait un devoir de le citer comme un exemple d’aménagement urbain à ne pas suivre.

Je vous prie d’agréer, M. Bachant, mes salutations distinguées.

Richard Maheu

Président

Fédération UPA Outaouais-Laurentides

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top