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<p class='bas_vignette'>Les traversiers qu’a fait construire Claude Desjardins quittent une rive toutes les 15 minutes avec à leur bord un maximum de 21 véhicules, soit 11 véhicules de plus que les anciens traversiers.</p>

Le président du traversier Oka-Hudson, Claude Desjardins, et son fils, Élie Desjardins.

Les traversiers qu’a fait construire Claude Desjardins quittent une rive toutes les 15 minutes avec à leur bord un maximum de 21 véhicules, soit 11 véhicules de plus que les anciens traversiers.

La traverse Oka-Hudson reprend ses activités avec un mois de retard

Le traversier Oka-Hudson fait partie du paysage okois depuis belle lurette, soit depuis déjà 108 ans. Les traversées, qui se sont officiellement structurées en 1909 à l’initiative de l’entrepreneur John Léger, sont restées pendant 90 ans dans le giron familial des Léger avec une seconde génération de Léger, après quoi la famille a vendu son entreprise au Mirabellois de naissance Claude Desjardins.

Et si la tendance se maintient, les vents favorables semblent indiquer qu’une seconde génération de Desjardins se prépare à poursuivre la mission familiale, soit celle de faire voyager annuellement plus de 300 000 individus d’une rive à l’autre, au gré des humeurs du lac des Deux Montagnes.

Plus d’un mois de retard pour la reprise du service

Car si les riverains d’Oka ont connu des temps stressants au début du mois de mai, il en a été de même pour Claude Desjardins qui a dû repousser la reprise de ses activités saisonnières de plus d’un mois puisque le niveau de l’eau était trop élevé pour que ses traversiers accostent.

«L’an dernier, nous avions amorcé notre saison entre le 20 et le 30 avril, et cette année ce n’est que le 26 mai que nous avons pu démarrer nos activités régulières» , confie le président de l’entreprise.

Une diminution de revenus qui est difficilement chiffrable et récupérable pour l’entrepreneur qui cumule plus de 18 années d’expérience à la barre de son entreprise «On a travaillé fort pour minimiser les dommages pendant cette période. Seules quelques bâtisses qui tiennent lieu de chalets d’accueil ont été abîmées. Nous les avons reconstruites avec des murs amovibles au cas où cette situation se reproduirait… et on sait qu’un jour ça va se reproduire, mais on ne sait pas quand!» indique Claude Desjardins.

Outre ce retard exceptionnel, Claude Desjardins demeure optimiste quant à la suite des choses, surtout en constatant que l’affluence de touristes et de travailleurs en voiture est toujours croissante. «Lorsque j’ai acheté l’entreprise en 1999, j’ai fait construire de nouveaux traversiers. À l’époque, cette modernisation avait réussi à diminuer les files d’attente d’automobilistes d’un bord et de l’autre du lac des Deux Montagnes. Mais avec la croissance démographique et l’augmentation du nombre de véhicules sur la route, on commence à voir, par période, des files d’attente se dessiner. Ainsi, nous prévoyons éventuellement faire construire un troisième traversier pour soutenir cet achalandage grandissant» , explique Claude Desjardins.

Soulignons finalement que l’entreprise qui embauche 18 employés n’est pas près de changer de main. En effet, tout comme dans la famille des Léger, le fils de Claude Desjardins, Élie, est en lice pour prendre la barre des opérations et étudie actuellement en administration pour éventuellement emboîter le pas de son père dans cette aventure.

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