- PUBLICITÉ -
<p class='bas_vignette'>Au début de juin, l’entrepreneure Marie-Josée Daguerre et son amie Annie Saint-Laurent ont constaté que nombre de tomates et piments sont toujours immatures faute de temps ensoleillé.</p>

Ci-dessus, on aperçoit les responsables de la Marina d’Oka: Marie Décarie, Marie-Hélène Constantin et Claude Amiot.

Au début de juin, l’entrepreneure Marie-Josée Daguerre et son amie Annie Saint-Laurent ont constaté que nombre de tomates et piments sont toujours immatures faute de temps ensoleillé.

Des riverains et des terriens affectés par les événements de ce printemps

Les pluies et les crues des eaux d’avril et de mai derniers n’ont pas affecté que les riverains d’Oka, mais également ses producteurs maraîchers. Riverains et terriens se sont serré les coudes dans l’adversité, mais il n’en demeure pas moins qu’ils resteront marqués par les retards économiques causés par ces événements à leur productivité saisonnière.

Parmi les riverains qui se sont retrouvés coincés entre «terre et mer» se trouvait la famille Amiot-Décarie qui opère la Marina d’Oka depuis plus de 35 ans. Les crues printanières et le déchaînement des éléments, les membres de la famille Amiot-Décarie connaissent ça! C’est grâce à leurs expériences passées qu’ils étaient en partie «préparés» pour faire face aux débordements du lac.

«Quand tu vis sur le bord de l’eau, surtout près d’un plan d’eau comme le nôtre où il y a un fort débit, ce sont des événements qui arrivent, et il faut s’y préparer à l’avance. Il est clair toutefois que c’était une crue exceptionnelle qui a dépassé nos installations sanitaires et que ça nous a fait travailler très fort» , explique Claude Amiot.

Une saison retardée d’un mois

En tout et partout, il s’estime chanceux de ne pas avoir subi autant de dommages que certains autres riverains, lui qui s’en est sorti avec un quai tordu. Il évalue plutôt que c’est le retard dans la saison d’activité qui lui fait le plus de mal actuellement, retard évalué à plus d’un mois.

Les pluies destructrices dans les champs également

Du côté de la terre, l’entrepreneure Marie-Josée Daguerre, qui opère avec son conjoint la ferme biologique Les Jardins de la Pinède, a vu ses plantations printanières fondre comme peau de chagrin – en partie – sous ses yeux alors que les pluies diluviennes s’abattaient dans ses champs.

Soulignons que certains de ses champs sont aménagés à flanc de montagne et qu’une grande quantité de sédiments se sont déversés sur ses terres en aval. Le tout entraînant par le fait même les semis et les semences qu’elle et ses employés avaient déjà plantés. «Certains plants ont été détruits tandis que d’autres, qui apprécient plus l’eau, ont survécu» , explique-t-elle.

Manque d’ensoleillement

Non seulement les impacts seront financiers, mais retarderont également certaines de ses cultures. «Il n’y a pas que la pluie qui nous a fait mal, le manque de soleil aussi. Ça prend du soleil pour que nos légumes mûrissent» , précise l’entrepreneure qui se retrouvait au début juin avec de grandes quantités de tomates vertes et de piments immatures dans sa serre. En date du 6 juin, Marie-Josée et ses employés n’étaient toujours pas en mesure d’ensemencer ni d’entrer sur l’une des parcelles de leurs terres.

Soulignons finalement que, malgré tout, ces Okois voient l’avenir de façon optimiste et reconnaissent la solidarité citoyenne qu’ils ont vu émerger et se manifester autour d’eux. Il ne reste qu’à leur souhaiter du temps clément et une abondance de soleil cet été!

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top