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Entête - Économie

Les leçons à tirer de la crise économique

Les institutions bancaires canadiennes en meilleure posture pour passer la crise

Le président de BMO Québec Groupe Financier, Jacques Ménard, croit que le système bancaire canadien est, de loin, le plus stable au monde, et qu’il est en mesure de mieux passer au travers de la crise financière et économique qui bouleverse le monde.

«Nous sommes mieux capitalisés et moins endettés qu’en Europe, par exemple», dit-il. Le marché de l’emploi est plus solide, et M. Ménard estime que la crise immobilière vécue chez les Américains ne nous affectera pas autant, à l’exception peut-être de l’Ouest canadien, où le prix des maisons a beaucoup augmenté. «Le Canada a probablement la meilleure économie parmi les pays du G8. Par contre, il faut reprendre du poil de la bête au niveau de la compétitivité», dit-il, expliquant que l’Asie frappe à nos portes. Se référant encore aux pays de l’Est, Jacques Ménard rappelle que le taux d’endettement des consommateurs européens est 25 % plus élevé que chez leurs homologues canadiens.

Et comment se traduira cette crise au Canada? Les taux d’intérêt resteront bas et le risque d’inflation est modeste. Selon lui, le dollar canadien va se stabiliser autour de 85 cents américains. «Il va falloir s’habituer à la volatilité du dollar», estime-t-il. En matière de prévisions, il croit que la fin de l’année 2009 nous apportera de bonnes nouvelles économiques.

Pour Jacques Ménard, nous devons tirer des leçons de la crise économique actuelle. Premièrement, «que la terre est mauditement petite, et que plus que jamais, tout est enchaîné ensemble». Ensuite, la vision à court terme et la rentabilité demandée sur de courtes périodes ont amené trop de dirigeants d’entreprises à gérer trimestre par trimestre: «Pour créer de la richesse, pour créer de la valeur, ça prend du travail. Il faut regarder l’horizon, pas seulement sur trois ou quatre mois. La création de la richesse ne se fait pas à l’aide de Red Bull financier.» Il estime que la rémunération des dirigeants est déconnectée de la performance à long terme.

Jacques Ménard demande par ailleurs aux jeunes à se préparer à un changement de mentalité. Il leur a d’ailleurs lancé un message très clair: «Vous ne pourrez pas effectuer ces changements si vous quittez l’école au secondaire.» L’éducation supérieure permettra aux jeunes de participer aux changements de société qui sont en train de s’opérer. M. Ménard le répétera souvent: l’éducation des jeunes est un élément essentiel pour se démarquer.

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