- PUBLICITÉ -
Exproprié en 1971: c’est le trou noir!

(Photo Michel Chartrand) - Yvan Lavallée travaille jour et nuit pour que la vérité éclate au grand jour, près de 40 ans après son expropriation.

Exproprié en 1971: c’est le trou noir!

À Saint-Joseph-du-Lac

Le Joséphois Yvan Lavallée est prêt à contrer vents et marées pour que la vérité éclate au grand jour. Il y a près de 40 ans, le ministère des Transports du Québec expropriait des propriétaires pour la possible réalisation d’un carrefour routier à l’intersection de la route 344 et de l’autoroute 640. Depuis, c’est le néant.

«Je veux une enquête intègre sur le comportement du ministère des Transports, de la MRC de Deux-Montagnes, des municipalités d’Oka et de Saint-Joseph-du-Lac et des ordres professionnels concernés», fait savoir Yvan Lavallée, qui s’est fait exproprier une partie de ses propriétés, une première fois en 1971, sur des lots qui comprennent sa résidence et son commerce.

En janvier dernier, la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac a réitéré sa demande au ministère des Transports visant la délimitation des propriétés de celui-ci situées sur le territoire de Saint-Joseph-du-Lac notamment l’emprise de la route 344 et l’emprise de l’autoroute 640 incluant la rue Binette.

Cette résolution a incité M. Lavallée à ramener à l’avant-scène la situation qui prévaut encore aujourd’hui. Depuis les expropriations, aucun plan digne de ce nom n’a été rendu disponible. Ainsi, autant les propriétaires que les Municipalités ont développé leur territoire sans pouvoir s’assurer qu’ils effectuaient les divers travaux à l’intérieur même de leurs limites territoriales.
«Les Villes ont été négligentes. Elles ont continué à administrer comme si elles connaissaient leur territoire», indique M. Lavallée. S’en sont découlés nombre d’imbroglios, d’incongruités et d’erreurs.

Au cours des dernières années, il a payé les services d’arpenteurs-géomètres, de notaires et d’évaluateurs sans jamais obtenir les documents escomptés.

Le pomiculteur est découragé de voir que tous les acteurs se renvoient la responsabilité depuis des lustres.

En 1991, le député de Deux-Montagnes, Jean-Guy Bergeron, le constatait lui-même. «Selon moi, ça n’a ni queue ni tête d’aller de l’avant dans le dossier où tout le monde se lance la balle pour ne pas se sentir coupable», écrit-il à l’adjoint parlementaire du ministre des Transports, Robert Therrien.

Parmi les erreurs dont lui et sa famille ont été victimes en raison du manque de plans certifiés, notons la démolition de la maison familiale, la dévastation d’un lac accueillant de nombreux canards (attrait touristique) et le blocage de l’accès à son commerce. Tout ça pour rien. Le fait de s’en remémorer le remue encore aujourd’hui.

L’absence de véritables plans estampés d’un sceau d’arpenteurs-géomètres lui a donc engendré des pertes d’argent et de revenus et l’a empêché de prendre de l’expansion.

M. Lavallée travaille maintenant jour et nuit pour élucider la situation. «Sans délimitation précise, il m’est impossible de vendre ou de léguer ma propriété à mes successeurs», précise-t-il.

Il n’est pas le seul touché dans cette galère. Ils seraient une cinquantaine de résidants dans cette situation. Bon nombre ont baissé les bras parce qu’ils n’y voyaient pas d’issue. Certains ont même vendu à perte, affirme-t-il.
«Il est anormal pour qui que ce soit de prétendre, qu’après 38 ans et après avoir vécu des expropriations de toutes sortes, que la situation ne soit toujours pas claire aujourd’hui», soutient-il.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

Section concours

- PUBLICITÉ -
Top