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Chocolaterie Mathilde Fays: Le chocolat dans les gênes

Mathilde Fays pose fièrement aux côtés d’un coq en chocolat de 30 kg qu’elle a fabriqué en souvenir de son défunt père.

Chocolaterie Mathilde Fays: Le chocolat dans les gênes

Elle n’a que 25 ans, et pourtant, déjà, elle est une chocolatière fort expérimentée, possède même sa petite boutique à Oka et travaille ces temps‑ci jusqu’à 90 heures par semaine pour confectionner ses différentes gâteries en prévision de Pâques. Son nom? Mathilde Fays!

Française d’origine, installée au Québec depuis une dizaine d’années avec sa famille lorsque celle‑ci a fui une situation économique difficile, Mathilde Fays a le chocolat dans les gênes. C’est que, très tôt, toute petite et tout naturellement, elle a été mise en contact avec la pâte de cacao. Normal quand on sait que son père, Jean-Yves Fays, était pâtissier, chocolatier et boulanger en Alsace, en France, dans un petit village de 500 habitants appelé Wintzfelden.

«J’ai grandi au‑dessus du magasin où mon père travaillait. Je n’avais qu’à descendre pour m’y rendre. À l’âge de 11‑12 ans, je l’aidais à la production. Puis, lorsque nous sommes arrivés au Québec, mon père a ouvert une pâtisserie à Blainville, Éclats de Saveurs. Lorsque celui‑ci a reçu un diagnostic de cancer, j’ai pris en charge, à l’âge de 16 ans, la production du chocolat», raconte l’aînée d’une famille de trois enfants avec Xavier et Maude, aujourd’hui cuisinier et agente de sécurité.

Par après, lorsque les pères trappistes partent d’Oka pour s’installer à Saint-Jean-de-Matha, en 2009, c’est la jeune Mathilde qui prend leur relève pour les deux années suivantes, pendant que sa mère est appelée à prendre la direction du Magasin de l’abbaye d’Oka.

Pendant cette période, Mathilde effectue un séjour aux Moulins Lafayette, à Mirabel, dans le département des chocolats, puis c’est l’ouverture de sa propre chocolaterie, au mois d’avril 2011, avec l’aide du Centre local de développement (CLD) de la MRC de Deux-Montagnes. L’été dernier, au mois de juin, elle emménage dans de nouveaux et plus grands locaux, toujours à Oka, sur la rue Notre-Dame, dans un bâtiment qui, à une certaine époque, a abrité une succursale de la Société des alcools du Québec (SAQ).

«J’ai toujours voulu être à mon compte. Pour moi, cela a été naturel que de partir ma propre entreprise. Je savais dans quoi je m’embarquais. Si j’ai choisi Oka, c’est que j’aime son charme, son rythme de vie, son côté touristique. Et avec le lac des Deux Montagnes, c’est de toute beauté», explique, en entrevue, Mathilde Fays dans l’un de ses rares moments de répit.

C’est que celle‑ci est particulièrement affairée ces jours‑ci à confectionner de très nombreux lapins et œufs de Pâques, mais aussi des oies, des coqs, des poussins, des cabanes, des poissons, des cochons et des moutons, tous joliment décorés et tous disponibles en chocolat au lait 38 % ou noir 70 %. Mathilde Fays propose même des lapins fabriqués à l’aide d’anciens moules en métal que père, aujourd’hui décédé, avait rapportés d’Alsace dans ses bagages. Les détails sont ici encore plus prononcés, et apportent aux lapins un réel air d’autrefois.

Si les lapins et œufs de Pâques ont bien évidemment la cote ces jours‑ci, la Chocolaterie Mathilde Fays est surtout réputée pour ses chocolats fins et confiseries artisanales. Sur place, les visiteurs ont le bonheur de découvrir et de savourer une grande variété de ganaches, des cerises au kirsch macérées dans le chocolat et autres petites gâteries dont Mathilde Fays a elle-même élaboré les recettes.

Ici, une ganache noire Vénézuela au vin rouge Phénix, du Vignoble Rivière du Chêne, à Saint-Eustache, rehaussé d’un peu de clou de girofle. Là, une ganache noire Péru au yogourt de brebis, des Fromages du Verger, à Saint-Joseph-du-Lac, avec pâte de coings et cardamome décorée de fleurs séchées comestibles ou encore, tout à côté, une ganache au sirop d’érable de l’Érablière Varin, à Oka, sur une praline de noix de cajou. En tout, pas moins de 30 ganaches de toutes sortes.

«Ces petites bouchées, ce sont ma grande fierté. Ce sont mes créations et elles sont très populaires, C’est ce qui, je crois, me démarque», d’indiquer la chocolatière qui, précise‑t‑elle, se fait un point d’honneur d’incorporer à ses recettes des produits du terroir. La bière de Rigaud, la citronnelle d’Oka, les fraises d’Oka, la lavande de Saint-Eustache, le miel de Mirabel, les fleurs séchées de Blainville font notamment partie de sa liste d’épicerie.

À cela s’ajoutent, comme si cela n’était pas suffisant, plusieurs variétés de tablettes de chocolat, des grands crus, noir, lait, blanc, des tablettes fourrées, du chocolat bio ou sans sucre… et les fameuses boules de chocolat garnies de cacao et de guimauve qu’il suffit de laisser fondre dans le lait chaud pour un très délicieux chocolat qui saura réchauffer le cœur. Bien sûr, d’autres gâteries sont aussi à l’honneur, comme des verrines, tartes, crèmes brûlées et gâteaux.

Sur place, Mathlide Fays propose également des produits d’autres entreprises, comme les confitures que sa mère, Isabelle Zenner, cuisine pour son entreprise La cigogne gourmande, une boutique-café-bistro basée depuis septembre 2013 à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, tout près de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les bijoux confectionnés par l’Okoise Maria Duculescu sont aussi proposés sur place.

En plus du point de vente à Oka même, certains produits de la Chocolaterie Mathilde Fays sont offerts dans une dizaine d’autres endroits, dont Persil & Compagnie à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Café Plus à Saint-Eustache et, en saison, La Marmite du terroir à Oka. Il est aussi possible de s’en procurer via une boutique en ligne.

Les personnes peuvent également s’offrir une délicieuse gâterie sur la petite terrasse aménagée tout autour de la boutique principale, à Oka. Cet été, des boissons (chocolat et café) frappées seront même au menu!

Et si vous vous y rendez, vous serez sans l’ombre d’un doute ébloui par cet immense coq en chocolat de 30 kg que Mathilde Fays a confectionné. «C’est le logo de mon entreprise. Mais, c’est surtout une pièce inspirée du modèle que mon père faisait chaque année à l’occasion de Pâques et que j’admirais chaque fois. Je suis heureuse d’avoir réalisé moi aussi cette pièce, en souvenir de mon père!»

Pour en savoir davantage sur la Chocolaterie Mathilde Fays, il suffit de consulter le [www.chocolateriemf.com].

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