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Un suspense accessible, drôle, intéressant et instructif

(Photo Jean-Pierre Laferrière) - La vie de Galilée a été racontée efficacement et de façon divertissante, notamment par les acteurs Jean Petitclerc, Vlace Samar et Sophie Faucher.

Un suspense accessible, drôle, intéressant et instructif

La vie de Galilée de Bertolt Brecht

Passion et fougue, voilà ce qu’a personnifié le comédien Jean Petitclerc dans le rôle du professeur de mathématiques Galileo Galilei.

La Comédie Humaine présentait la pièce La vie de Galilée de Bertolt Brecht, à l’auditorium de la polyvalente Deux-Montagnes, le samedi 25 octobre.

La vie de Galilée résume 26 ans de la vie du scientifique à l’époque de l’Inquisition, juridiction ecclésiastique active du XIIIe au XVIe siècle ayant pour but la répression, dans toute la chrétienté, de libre pensée et d’athéisme. En défendant la conception du monde et de l’univers qui place le Soleil en son centre et sa propre théorie sur la chute des corps, Galilée s’est attiré les foudres des autorités religieuses et d’une partie de la communauté scientifique.

La pièce démontre comment Galilée s’est obstiné à faire valoir et reconnaître ses découvertes. Mise en scène par Michèle Deslauriers, la pièce respecte le style simple de l’auteur. Les accessoires nécessaires à la compréhension de l’histoire et au jeu des comédiens complètent le décor épuré. Les costumes donnent le ton à l’époque de la Renaissance italienne.

Chaque changement de tableau est clair. Après les modifications minimales apportées au décor, les comédiens sont immobiles pendant qu’un des leurs présente la scène et le lieu où elle se déroule.

La mise en scène dynamique sciemment organisée fait en sorte que l’espace scénique est bien occupé. Les comédiens bougent pertinemment, ce qui ajoute du mouvement à la pièce montée comme un suspense.

Mme Deslauriers n’avait pas dit faux en affirmant avoir mis en scène la pièce de façon à créer un état d’attente anxieuse de la suite de l’action chez le spectateur. Les extraits sonores évoquent l’ambiance du moment. Par exemple, lorsque Galilée se fait museler par l’Université, l’action est appuyée par un éclairage rouge et un environnement sonore aux tons dramatiques.
À l’origine, la pièce est d’une durée de trois heures, mais la metteure en scène n’a conservé que l’essence des personnages et de l’histoire pour une pièce d’une heure trente. Le seul moment de l’histoire où la mise en scène et le jeu des acteurs ont fait défaut au point d’amener le spectateur à décrocher de l’histoire, l’espace d’un moment, c’est lorsque Galilée et ses proches doivent fuir la peste qui sévit.

Jean Petitclerc personnifie un Galilée passionné, enthousiaste, intense et fougueux. Dans le rôle de Madame Sarti, notamment, Sophie Faucher est toujours aussi vraie. Ses intonations ajoutent une musicalité aux textes de Brecht.

Le jeune Andrea est joué de manière candide par Vlace Samar. Il est curieux et intéressé par les découvertes de Galilée. Le jeune acteur se livre naturellement sur scène. Le personnage plus vieux, Olivier Loubry, prend le relais et transmet le désir de savoir et de découvertes qui habite Andrea à ce moment-là.

La distribution est également composée de Catherine Lachance, Robert Brouillette, Sébastien Huberdeau et Stéphane Demers, tous très crédibles dans leurs rôles.

Pour découvrir ou redécouvrir le théâtre, cette pièce est tout indiquée. Elle est accessible par le texte et la façon dont il est livré. Elle est drôle, intéressante, instructive et elle entretient le suspense. Tous les ingrédients sont là pour être inspiré par cette histoire inspiratrice.

Pour les prochaines représentations, on peut consulter le [www.lacomediehumaine.ca]

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