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Un rassemblement musical réussi!

(Photo Yves Déry) - Les membres des Cowboys Fringants sont chez eux sur scène.

Un rassemblement musical réussi!

Les Cowboys Fringants à l’Olympia

À l’image des gardiens et conducteurs de troupeaux de bovins dans les ranchs américains, Les Cowboys Fringants ont plutôt gardé bien éveillés un «troupeau» d’admirateurs de leur musique.

En spectacle au Grand Théâtre Olympia de Deux-Montagnes, le vendredi 15 mai dernier, les membres du groupe, la violoniste Marie-Annick Lépine, le bassiste Jérôme Dupras, le chanteur Karl Tremblay, le guitariste Jean-François Pauzé, le multi-instrumentiste Daniel Lacoste et le batteur Marc-André Brazeau ont soulevé l’assistance par l’interprétation de leurs plus récentes compositions et leurs nombreux grands succès.

Devant une foule conquise d’avance, Les Cowboys Fringants ont joué Droit devant, suivi des succès La Reine, Ti-Cul et de Monsieur. Dans une première partie planifiée au quart de tour, le chanteur parle très peu entre les pièces pour présenter les chansons.

Mettant le party dans la place après quelques secondes seulement lorsqu’il présente un concert en plein air, cela a tout de même pris plus de temps en salle de spectacle. Mais dès le début, plusieurs admirateurs du groupe québécois ont laissé leur chaise pour aller faire la fête près de la scène. L’assistance a souvent eu l’air d’une chorale de plusieurs centaines de voix, puisque les gens fredonnaient les paroles de l’ensemble des chansons.

Le public était par ailleurs formé autant de jeunes des générations X et Y que de baby-boomers et d’enfants.

Le nouvel aménagement de la scène offre une qualité visuelle et sonore améliorée. Par moments, c’est davantage la diction du chanteur qui laisse à désirer ne permettant pas de distinguer tous les mots.

Les jeux d’éclairage sont simples mais efficaces, s’adaptant à la ballade comme à la pièce plus rythmée.

Les membres des Cowboys Fringants entretiennent une complicité sans équivoque sur scène. Ils sont chez eux sur les planches. Sourires et regards de connivence sont échangés, transmettant au public leur amour pour leur métier.

La prestation de ces artistes est par moments une véritable séance d’entraînement. La multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine, notamment, se donne corps et âme au violon et à l’accordéon entre autres.
À quelques jours de la Journée nationale des Patriotes, la présentation du spectacle des Cowboys Fringants était tout à fait désignée. Entre deux taxis, En berne, Mon chum Rémi, Une autre journée qui se lève ont complété la première partie.

Après une démonstration du micro et trépied tenus en équilibre sur son menton, Karl Tremblay a laissé la place aux musiciens qui y ont été d’un moment de jam-session.

En deuxième partie, le groupe a fait place à la spontanéité. En plus d’enchaîner d’autres succès – La Manifestation, L’hiver approche, 8 secondes —, ils ont fait Symphonie pour Caza, pas interprété depuis 2004, Le shack à Hector, à la demande générale, et ont souhaité joyeux anniversaire à Johanne.

Devant une foule remplie de jeunes adultes et d’adolescents, il aurait fallu un peu plus de retenue pour Tremblay qui y est allé d’un calage de bière.

Le spectacle a pris fin avec Tant qu’on aura de l’amour. Ils ont poursuivi d’un long rappel: La tête haute, Joyeux calvaire, Awikatchikaën, Plus rien, Les étoiles filantes.

Bref, des Cowboys rassembleurs et généreux.

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