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Première réussie pour les Soirées mort de rire

(Photo Benoît Monchamp)

Première réussie pour les Soirées mort de rire

Humour

C’était soir de première le jeudi 9 octobre. En effet, avait lieu ce soir-là la toute première édition des Soirées mort de rire du Théâtre Lionel-Groulx, dans la salle de l’église Sacré-Cœur, à Sainte-Thérèse. Aménagée en cabaret pour l’occasion, avec tables rondes et bougies, elle s’est rapidement remplie d’un public nombreux et d’humeur festive. L’ambiance était fébrile pour accueillir les six têtes d’affiche d’une série de spectacles qui, le second jeudi de chaque mois, permettra également à des humoristes de la relève de se faire connaître du public.

L’animateur René Forget nous invitait à la générosité, en testant nos habiletés en matière de rire, avant de servir une rafale de gags sur l’actualité, écorchant au passage le toit du Stade, Guy Cloutier, la journée sans voiture et les élections, bien évidemment. Il cède ensuite la place à P-A Méthot, cet ancien enfant de chœur de Sainte-Thérèse… de Gaspé. Exubérant et sympathique, il nous raconte son enfance au village, puis sa version toute personnelle de la journée du 11 septembre 2001 et son interprétation des mesures de sécurité en vigueur depuis ce temps, multipliant les gags et les punchs décalés. Le public est chaleureux et les applaudissements sont nourris pour saluer la fin de sa performance et accueillir sur scène Julien Tremblay, hilarant avec son récit du souper de homard, gestuelle et voix de homard à l’appui… Il aborde également un sujet difficile, le syndrome de la Tourette. Si ça semble au départ un peu douteux, on finit par rire de bon cœur à ses tentatives de démystifier et de comprendre la maladie. Le suivait sur scène Billy Tellier, qui comptait plusieurs fans parmi les spectateurs. Il nous parle d’emblée de sa petite taille, histoire d’en finir avec les questions. Expressif et l’esprit aiguisé, il peste contre le magasinage et le marketing, le système de santé, le stress provoqué par les médias, de même que leur influence sur les enfants. C’est sur cette performance efficace que se termine la première moitié du spectacle.

Au retour de l’entracte, René Forget délaisse l’actualité pour nous entretenir de façon un peu plus personnelle de lui-même, mais il laisse bientôt sa place à Pascal Babin et à ses réflexions imaginatives. Flirtant avec l’absurde, dont le tennis à la radio ou la façon de faire inspecter sa future blonde à la manière d’une voiture, Babin se révèle aussi un excellent improvisateur, alors qu’il sonde les habitudes de vie du public térésien par le biais d’un quiz interactif. Imitations d’autres humoristes, danses sportives et baseball sont au nombre des sujets abordés par Pascal Babin, pour notre grand plaisir. Stéphane Poirier le suit sur scène, débordant d’énergie. Le débit rapide, toujours en mouvement, il parle avec autodérision de sa taille et de son hyperactivité. Fasciné par les mots, il illustre de façon très physique les «mots qu’on n’utilisera jamais». Il termine en tempêtant contre l’émission Décore ta vie et sort sous les applaudissements d’un public ravi, mais un peu essoufflé! C’est Jean-Marie Corbeil qui présente le dernier numéro de la soirée, un heureux mélange de musique et d’humour. Avec beaucoup de créativité et d’effets sonores à l’appui, il vit comme dans un film, métisse les appareils ménagers, se querelle avec son GPS, et se transforme même en «air band» complet!

Voilà une soirée réussie, un bel avant-goût de ce qui s’en vient avec des humoristes enthousiastes et un public réceptif et rigolard. Ça promet pour les Soirées mort de rire subséquentes, dont la prochaine aura lieu le 13 novembre prochain, avec Pascal Babin.

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