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Première cinématographique au Cinéma Saint-Eustache

LA CONCORDE 41e année, no 1 MERCREDI 7 octobre 2009 - 40 pages

Première cinématographique au Cinéma Saint-Eustache

Avec le film 5150, rue des Ormes

Yannick Bérubé tombe à vélo dans une petite rue tranquille. Cet évènement banal l’amènera à rencontrer Jacques Beaulieu, un chauffeur de taxi. Son cauchemar venait de commencer.

5150, rue des Ormes est le dernier film d’Éric Tessier. Après avoir réalisé son premier long-métrage, Sur le seuil, en 2003, il présentait, en grande première, au Cinéma Saint-Eustache, dimanche dernier, le résultat d’une deuxième collaboration avec l’auteur de ces deux romans, Patrick Senécal. «Mon défi, c’était de réussir à raconter l’histoire de quatre personnages en parallèle en donnant l’impression au cinéphile qu’on s’en va vers quelque chose. Souvent, il est question d’un seul protagoniste dans les films. Je voulais raconter l’histoire de la famille. C’était très riche. On aurait pu facilement s’y perdre», estime Éric Tessier.

Malgré lui, Yannick, incarné par Marc-André Grondin, est séquestré au 5150, rue des Ormes, le domicile de Jacques Beaulieu (Normand D’Amour). Celui-ci se prend pour le maître des Justes et est un joueur d’échecs invincible. «C’est un père de famille normal qui a pour passion les échecs, sauf que… je voulais l’amener dans la normalité de tuer», décrit Normand D’Amour.

Beaulieu est appuyé dans sa démarche par sa fille aînée, Michelle, interprétée par Mylène St-Sauveur. C’est une adolescente en quête de son identité qui suit les traces de son père. Sera-t-elle à la hauteur?

La mère de famille, Maude (Sonia Vachon), est une femme abusée, soumise et croyante. La benjamine, Anne (Élodie Larivière), est une fillette au regard vide et muette. Elle est probablement la plus lucide de la famille.

Le jeu des acteurs se déroule beaucoup dans le regard. Ils sont tous très crédibles dans leur interprétation.

L’adaptation du roman de Patrick Senécal, qui a rédigé le scénario avec le réalisateur, a demandé cinq années de travail. Fort de l’expérience acquise de la première adaptation et des réalisations subséquentes, Éric Tessier a voulu s’attarder à l’écriture pour s’assurer d’une meilleure préparation. Le tournage s’est ensuite déroulé rondement. «Je voulais des performances du tonnerre des comédiens. J’ai appris à écouter mon intuition. Tout au long des étapes de la préparation du film, je suis resté réceptif», mentionne-t-il.

Cette minutie se reflète d’ailleurs dans ce film à sensations fortes puisqu’il n’y a pas de longueurs. Ce long-métrage est un feu roulant de péripéties où chacune d’entre elles entraîne une action ou un évènement qui surprend ou choque. «Je voulais garder le plaisir de se dire que Beaulieu pourrait être notre voisin. […] C’est une histoire complexe, mais on ne le sent pas. Ça reste simple», souligne-t-il.

Le copropriétaire du Cinéma Saint-Eustache, Éric Bouchard, affirme d’emblée que la présentation de cette première dans ses salles ne sera pas… la dernière. «C’est dans l’esprit de tout ce qu’on essaie d’ajouter ici. C’est un cinéma très bien fréquenté», souligne-t-il.

Après la modification de l’offre de services du cinéma, les propriétaires souhaitaient organiser une première de film puisque leur clientèle aime le cinéma québécois. Ainsi, les acteurs Normand D’Amour et Mylène St-Sauveur, ainsi que le réalisateur Éric Tessier, étaient sur place, dimanche dernier, pour rencontrer les gagnants d’un concours (organisé avec la collaboration du Groupe JCL, éditeur de ce journal) qui ont pu assister au film en primeur, dimanche dernier.

Le film d’une durée de 1 h 36 sortira officiellement en salle ce vendredi 9 octobre.

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