- PUBLICITÉ -
Pour s’imprégner de la culture hassidique

Le réalisateur Maxime Giroux sera présent

Pour s’imprégner de la culture hassidique

Félix et Meira

Pendant que Yonanan Lowen, cet ex‑membre de la communauté hassidique de Boisbriand, étonnait tout le Québec par ses révélations l’automne dernier, le réalisateur Maxime Giroux trimbalait depuis septembre son dernier long-métrage, Félix et Meira, à travers une cinquantaine de festivals cinématographiques partout dans le monde. Son film sera présenté au Cinéma Saint-Eustache, le lundi 2 mars, dans le cadre des projections de Ciné-Répertoire.

L’œuvre de Giroux, qui vient officiellement d’être lancée fin janvier, transporte le spectateur dans l’univers de la culture hassidique alors que Félix, joué par Martin Dubreuil, fait la rencontre d’une juive hassidique du Mile End, interprétée par la comédienne israélienne Hadas Yaron. Félix n’a aucun projet de vie arrêté et vient d’hériter de son père à la suite de son décès. Meira est mariée et voit aux destinées de sa petite fille dans un contexte, tracé d’avance, axé sur la croyance et les traditions. Les deux tisseront des liens d’amitié qui, malgré les mondes qui les opposent, se transformeront peu à peu en amour. C’est donc par pur hasard si le film du réalisateur québécois arrive presque au même moment que les divulgations de l’hassidique de Boisbriand. Surtout lorsqu’on sait qu’au Québec, un film prend en moyenne jusqu’à quatre ans avant d’aboutir.

L’idée

Maxime Giroux, qui sera présent au Cinéma Saint-Eustache lors de la projection du film le lundi 2 mars en soirée pour ouvrir le début de la deuxième moitié de saison de Ciné-Répertoire, est parti du simple désir de mieux connaître la communauté hassidique voisine de son quartier du Mile End montréalais. «Je voulais découvrir qui ils étaient. J’ai même rencontré des hassidiques de Brooklyn à New York. C’est une aventure extraordinaire et une communauté complexe», a confié à L’ÉVEIL le réalisateur en entrevue.

Mais comment comprendre et recréer un contexte hassidique avec une communauté aussi repliée sur elle-même? «Trouver les comédiens a été une tâche difficile, car je voulais qu’ils parlent vraiment yiddish! Celui qui m’a aidé beaucoup dans ma recherche de deux ans et demi et qui fait le mari de Meira (Luzer Twersky) a quitté sa communauté à 22 ans. Autrement, ces gens ne peuvent participer à notre monde. Parmi les comédiens, cinq autres ont fait la même chose, dont une de Boisbriand», a expliqué Maxime Giroux. Quant à la comédienne qui personnifie Meira, elle faisait déjà carrière au cinéma en Israël. Ne parlant que l’hébreu, elle a dû apprendre le français et le yiddish pour obtenir le rôle. «Elle a gagné trois prix avec ce film‑là à l’international. Quant à Luzer, il en a obtenu deux», a poursuivi le réalisateur.

Il est clair que les cinéphiles qui auront l’occasion d’assister à la projection de 18 h 50 au Cinéma Saint-Eustache pourront s’imprégner de l’aventure de Maxime Giroux qui, pendant quatre ans, a plongé dans le quotidien de ces gens qu’on aimerait mieux connaître et qui nous fascinent. «Le film suscite beaucoup d’interrogations puisqu’il n’est pas rare de passer jusqu’à une heure trente après la projection pour en parler», a ajouté le cinéaste. Reste que sa présence à Saint-Eustache, ne serait-ce que pour une soirée, lui rappelle son long-métrage de 2010, Jo pour Jonathan, tourné dans la Ville de l’autodrome et d’un des rares ciné-parcs du Québec. Une autre suggestion à découvrir pour vos soirées cinéma!

 

 

 

 

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

Section concours

- PUBLICITÉ -
Top