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Le jazz vocal à l’honneur!

Photo Yves Déry - Le Grand Ensemble jazz de Saint-Eustache a présenté un spectacle de grande qualité.

Le jazz vocal à l’honneur!

Grand Ensemble jazz de Saint-Eustache

Le président du Grand Ensemble jazz de Saint-Eustache, Simon Cloutier, peut souffler… autrement que dans son saxophone. Le concert de fin d’année Chantons le jazz!, présenté en collaboration avec l’École de chant Danielle Pilon, le 1er mai dernier, s’est avéré à la hauteur de la réputation des musiciens et chanteurs.

Le public a eu droit à un spectacle de grande qualité musicale malgré un bémol… technique. En effet, si les chanteurs avaient tous de magnifiques voix justes, force est d’admettre qu’ils ont à plusieurs reprises entamé leur pièce sans se faire entendre, faisant louper aux spectateurs les premiers mots de la chanson. Le solo du tromboniste Serge Baker est également passé inaperçu dû à un problème technique, lors de la pièce musicale Bone Busters.

Sans cette altération, le Grand Ensemble peut être fier. Il a entamé le spectacle avec deux pièces instrumentales, C-Jam Blues et Li’l Darlin’, ce qui a permis de donner le ton et de mettre à l’avant-scène certains instrumentistes. L’éclairage discret laissait toute la place aux artistes de la scène. Diffuse, elle faisait miroiter les instruments dorés.

Les chanteurs sont ensuite entrés sur scène. Sophie Tchang-Poirier a brisé la glace en venant interpréter Fever, une chanson qui n’a pas mis en valeur sa voix mélodieuse. Son interprétation de Misty, en contrepartie, lui a permis de démontrer le contrôle de sa voix et de jouer de nuances.

Finaliste du concours Ma première place des arts, Élisabeth Mottard a chanté Knock on Wood. Tout son corps traduisait son plaisir de chanter. Elle a été la seule à vraiment habiter la scène, plutôt exigüe pour tous les musiciens. Telle une bombe d’énergie, elle y est également allée avec Respect.

Jade Rolland-Lachance a pour sa part chanté At Last et Mr. Zoot Suit, une pièce tout indiquée pour établir une complicité avec les musiciens, qu’on a senti qu’à moitié. Les spectateurs ont aussi pu écouter Camille Cloutier interpréter On the Sunny Side of the Street et It don’t Mean a Thing.

Mélanie Lizotte a jazzé comme nulle autre sur les notes de Stormy Weather. Son interprétation en deuxième partie de The Lady is a Tramp a réellement prouvé qu’elle pouvait chanter ce style musical. Son expressivité, ses nuances jazzées ont laissé transparaître son plaisir d’être sur scène. Elle a joué de complicité avec les musiciens.

Âgé de 17 ans, Gabriel Lacombe a chanté Sway et For Once in my Life de sa voix de baryton vibrante et chaleureuse. On aurait aimé qu’il se laisse aller davantage en se dandinant.

L’ensemble instrumental a joué Black Orpheus, une mélodie difficile. Particulièrement dans la deuxième partie de l’air, ils ont fait preuve d’uniformité d’écoute et de synchronisme. Blackbird et The Dance of Denial a lancé la deuxième partie du concert. Les musiciens dirigés par Simon Cloutier ont démontré leur capacité à jouer ensemble de façon harmonieuse. L’orchestre a également joué Here, There and Everywhere.

Finalement, Sophie, Élisabeth, Camille et Mélanie ont uni leur voix pour Moonlight Serenade et Stopping at the Savoy. Le Grand Ensemble jazz a pour sa part joué ses dernières notes sur Spring can Really Hang you up the Most et The Chicken. Les spectateurs ont eu droit à de beaux solos notamment du saxophoniste Simon Cloutier, du trompettiste Mathieu Daviault et du bassiste Warren Stolow.

 

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