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Photo Yves Déry – Une scène du spectacle multidisciplinaire Le jardin suspendu.

Le jardin suspendu de l’organisme Toulèsarts

L’organisme Toulèsarts a présenté au mois de juin dernier, son spectacle multidisciplinaire Le jardin suspendu, le tout sous la présidence d’honneur du maire de Saint-Eustache, Pierre Charron. Après un coup de chapeau de ce dernier, le «fantôme» du Centre d’art La petite église ouvre les rideaux…

Le spectacle d’une heure est séparé en trois parties poétiques, précédées chacune d’un numéro circassien. Les poètes de la région des Laurentides ont composé chacun deux poèmes liés au thème de la vie dans le sens de l’énergie vitale.

Une scène constamment habitée

La conception d’Hélèna Courteau, dense et zen tout à la fois, invite les spectateurs dans un jardin inspiré de projections de la nature (marécage, lac miroitant de grands sapins de la forêt laurentienne, chute d’eau et ainsi de suite). Un fil de fer pour funambule meuble l’espace, un vélo va et vient, des personnages immobiles apparaissent de la gauche, du fond ou du centre du rideau. Bref, la scène est constamment habitée.

En guise de prologue, sur la toile, au son du charismatique musicien, un corbeau s’envole doucement vers le public. Le spectacle commence en lion par l’apparition d’une fée toute de blanc vêtue dansant et récitant en italien un poème sur la beauté de la Nature, accompagnée d’un lutin qui bouge tout en souplesse, harmonie et complicité. Des sous-titres suivent les mots de la poète.

Au premier acte, nous découvrons deux poètes qui échangent leurs textes sur la joie et la migration, entre autres choses, tout en partageant quelques pas de tango.

Après leur départ, leurs textes semblent encore glisser à l’apparition de deux monocyclistes. Ils tendent leurs mains l’une vers l’autre pour s’équilibrer et danser en cercle. Vertigineux.

Ils sortent de scène en croisant une jeune poète à vélo. Elle attend son amie qui marche et chante sur le fil de fer. Une douce mélancolie s’échappe de leur poésie chantée.

Puis, un acrobate entre en scène et s’approprie le fil. Il danse, saute, virevolte sous la musique de flamenco, puis… s’envole.

Le troisième acte s’ouvre sur une compétition amusante de haïkus sur le thème de grands oiseaux blancs, suivie de beaux poèmes sur l’amitié et le rêve, et se terminant sur un splendide et long poème intitulé «Du Nord», dit d’une voix frémissante de ténor par un acteur captivant.

Une fin rassembleuse

C’est à une fin rassembleuse autour de fascinantes photos de ciels que nous convient les 11 personnages du jardin suspendu tous assis sur le fil de fer (de la vie?) échangeant des phrases philosophiques. Puis au son d’une valse, tous se sont levés l’un à la suite de l’autre pour habiter toute la scène en dansant librement!

Notons, enfin, que ce spectacle mis en scène par Hélèna Courteau mettait en vedette les poètes Paul Laurendeau, Janine Pioger, Silvie Dubois, Denis Pilon, Serena Venturini, Gilles Vigneaultet Sylvain Lelièvre ; les acteurs et actrices Paul Laurendeau, Janine Pioger, Régine Breyton, Tania Sabatino, Nicolas Désy et Marie-Annie Soleil; les acrobates Louis-Simon Lapalme, Jérémie L’Allier, François Bouvier; le musicien Charles Hobson; et pour la musique, Éric Satie et Gaby Verlor.

Un texte de Catherine Clément

 

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