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La passion dévorante de Gerry pour la musique

Photo Michel Chartrand - Le réalisateur Alain Desrochers en compagnie d’Éric Bruneau et Mathieu Lepage, qui incarnent Pierre Harel et Michel Lamothe. À l’arrière, Éric Bouchard, copropriétaire du Cinéma Saint-Eustache.

La passion dévorante de Gerry pour la musique

À l’affiche le 15 juin prochain

La musique comme première passion, voilà comment on peut qualifier la vie de Gerry Boulet, l’une des icônes rock les plus importantes de l’histoire musicale du Québec. Plus encore, revisitée par Gerry Boulet, l’expression cliché du monde musical devrait d’ailleurs se décliner comme suit: rock’n roll, sexe et drugs.Dans le drame biographique Gerry, on relate la vie de Gérald Boulet – né en 1946 et mort à l’âge de 44 ans, le 18 juillet 1990 –, plus précisément à partir de l’âge de 12 ans. «Il est mort à mon âge, souligne le réalisateur Alain Desrochers (connu pour son travail dans Nitro, Musée Eden et Les Bougon). La musique était excessivement importante dans sa vie, et le film porte sur la passion de Gerry pour la musique.»

Le réalisateur précise que même si la musique d’Offenbach prend une large part du long métrage, le film relate essentiellement la vie de Gerry, l’homme en tant que tel. «Il porte sur le petit gars d’Iberville et de Saint-Jean-sur-Richelieu, une ville ouvrière. Il lutte toute sa vie pour ne pas devenir ouvrier, mais bien musicien», a-t-il indiqué au cours d’une entrevue qui a précédé une projection privée au Cinéma Saint-Eustache, la semaine dernière.

Une chose est certaine: les gens qui connaissent sa musique seront bien servis. Les plus grands succès de la carrière d’Offenbach et, au final, de Gerry en tant qu’artiste solo tapissent cette vision biographique de l’homme, inspirée directement du livre que le journaliste Mario Roy a écrit sur le plus célèbre rocker de l’histoire de la musique au Québec et scénarisé par Nathalie Petrowski. Le frère de Gerry, Denis Boulet (premier batteur du groupe) et sa seconde femme, Françoise Faraldo, ont aussi été consultés par l’équipe de tournage.

Pour sa part, Mario Saint-Amant est renversant dans son interprétation de Gerry, au premier abord avec sa ressemblance frappante avec le musicien, ensuite par l’énergie qu’il a su donner à un Gerry tantôt frondeur, tantôt rongé par le doute, mais toujours passionné par ce qu’il fait. Saint-Amant n’est pas le seul musicien à faire partie de la distribution du film. Le rocker Jonas y campe le rôle de John McGale qui, avec Breen Lebœuf, fait partie de la deuxième mouture d’Offenbach.

Oui, il s’agit d’une biographie, et oui, on a décidé de romancer certains éléments, indique le réalisateur. Par exemple, il est vrai que c’est Pierre Harel qui a proposé au groupe de chanter du rock en français, et on le dit dans le film. C’est aussi lui qui a eu l’idée d’un spectacle à l’Oratoire Saint-Joseph, mais les circonstances dans lesquelles cette idée est germée et a été proposée à Gerry ont été romancées. «On fait une vue», précise le réalisateur.

Un des moments les plus émouvants du tournage a été la reconstitution, à l’aréna Maurice Richard, du show que le groupe a donné au Forum de Montréal. Faut-il rappeler qu’Offenbach est devenu, le 3 avril 1980, le premier groupe québécois à se produire au Forum, devant une foule de 10 000 fans. Au moment du tournage, quelque 3 000 personnes, en habit d’époque, ont répondu à l’appel du producteur et investi l’aréna.

Drame biographique de quelque 130 minutes, Gerry prend l’affiche à partir du 15 juin prochain dans les salles de cinéma.

 

 

 

 

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