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La machine derrière le jeune Jacob Guay

(Photo Yves Déry) - Jacob Guay sur la scène du Centre d’art La petite église de Saint-Eustache, le 19 mars dernier.

La machine derrière le jeune Jacob Guay

De passage à Saint-Eustache

Il a 12 ans et compte déjà à son actif deux albums – Partir pour les étoiles (2009) et Si jeune, sorti il y a moins d’un an. Je parle bien sûr de Jacob Guay, véritable star montante de la scène au look bien poli et stratégiquement copié sur celui de Justin Beiber, autre jeune star américaine: cheveux mi-longs, casquette savamment placée sur sa tête, vêtements hip-hop et bijoux ostentatoires complètent son allure de star.

De passage au Centre d’art La petite église le 19 mars dernier, avec un retard non expliqué de 45 minutes, Jacob est finalement monté sur scène sous les cris aigus et applaudissements des dizaines de jeunes filles massées devant lui. Visiblement bien préparé, Jacob n’en négligera aucune, s’assurant de toucher les mains de chacune, et ce, à maintes reprises au cours de la soirée. Des gestes de toute évidence plusieurs fois répétés, mais qui ont eu l’heur de plaire autant à celles (et aux quelques ceux) que Jacob se plaît à appeler «mes fans».

Avec lui sur scène, un DJ qui, à coups de mix musicaux et d’appels à la foule, avait clairement pour mandat d’alimenter l’enthousiasme du jeune public, quatre très bons danseurs et deux choristes. Ces derniers, nommément Audry-Louise Beauséjour et Samuel Lauzière, se sont d’ailleurs révélés fort efficaces et talentueux tout au long de la soirée, plus particulièrement dans le cas de la première, lors de son interprétation de The time of my life, chanson thème du film Dirty dancing. Quant à Samuel, son assurance sur scène et son look de rappeur valaient le détour.

Mais revenons à Jacob Guay qui, malgré un répertoire limité et homogène et quelques emprunts, notamment à Michael Jackson (All I am et Earth song), Taoi Cruz (Dynamite) et Bruno Mars (Just the way you are), reconnaissons-le, possède une voix juste et agréable, particulièrement lors de son interprétation de Tell me why. Les nombreuses chorégraphies qui accompagnent ses prestations vocales trahissent également et avantageusement son talent pour la danse.

Pour le reste, son look, sa démarche et les accessoires (DJ, décors de scène, danseurs et autres), tout ça confère un malaise quant au «produit» qui se déploie sous nos yeux et de la machine qui, on le devine, s’active sans relâche derrière lui. Car tout dans Jacob Guay respire le marketing, de sa façon d’être aux mots qui sortent de sa bouche.

Cela dit, rien ne pourra, à mon avis, le soustraire à sa détermination évidente et son envie de chanter sur une scène et de performer devant une foule. Une étoile à suivre.

 

 

 

 

 

 

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