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Du rire aux larmes avec la famille Brouillette

Photo Michel Chartrand - Sarah Desjeunes, Mélanie St-Laurent, Suzanne Garceau et Sébastien Gauthier, dans le décor hyperréaliste de La Grande sortie.

Du rire aux larmes avec la famille Brouillette

La Grande sortie du PTDN

Tiens, ils ne l’avaient pas encore essayée, celle-là: nous faire pleurer. Non mais, tant qu’à pousser un peu plus loin la notion du théâtre «en été», ne restait plus qu’à nous faire sortir nos mouchoirs. N’ayez crainte, cependant, le Petit Théâtre du Nord (PTDN) n’a aucunement l’intention de plonger dans la tragédie. Pas tout de suite, en tout cas.

Mais on passera parfois du rire aux larmes, nous prévient-on, avec la comédie La Grande sortie, de Jonathan Racine et Mélanie Maynard. Sans verser dans le drame, la pièce prévoit tout de même des moments d’émotion qui pourraient nous faire monter l’eau aux yeux. Nous voilà avertis.

C’est ainsi que nous retrouverons la famille Brouillette réunie autour de la mère, Marthe, frappée d’un mal qui annonce fatalement la fin de sa vie. Ses enfants se mettront alors en frais d’adoucir ses derniers moments en lui faisant revivre, tout en les enjolivant, les moments qui auront marqué son passage ici-bas.

Mélanie Saint-Laurent et Sébastien Gauthier, cofondateurs du PTDN, et Sarah Desjeunes, récemment formée à l’Option-Théâtre de Lionel-Groulx, accompagneront alors Suzanne Garceau, qui incarne le personnage central de la pièce, grande consommatrice des émissions populaires qui ont marqué la télévision des années 1980. C’est le fondement de sa culture et c’est dans cette pépinière de quizz, de talk-shows et de téléséries américaines que ses enfants puiseront pour mettre un baume sur sa douleur. Sa vie, nous dit-on, n’a pas été aussi belle qu’elle l’aurait espéré et la télévision aura finalement été un compagnon, une présence, une forme de vie amicale.

Elle aura donc vécu à travers la télé, mis au monde une famille très peu portée (pas du tout, pour ainsi dire) sur le dialogue et dont les membres, alors confrontés au destin de leur mère, feront peut-être un pas en avant, au terme de quelques moments d’éclatement qui les propulseront brusquement dans la réalité du monde adulte. On appelle ça: devenir mature.

C’est Jonathan Racine (qu’on aperçoit en première page) qui met le tout en scène, lui qui annonce un spectacle naturaliste de facture cinématographique, c’est-à-dire dans le rythme, mais aussi dans l’utilisation d’effets sonores et visuels. Pour le jeu (comme pour le décor, d’ailleurs), La Grande sortie devra baigner dans une sorte de réalisme pur, les acteurs ayant été invités à incarner des personnages plus vrais que nature. «Je voulais qu’ils nous donnent la vérité des personnages, sans nous faire sentir le jeu. Je leur ai demandé, aussi, de créer des personnages attachants», relate le metteur en scène qui s’est bien gardé, dit-il, de porter le moindre jugement sur cette famille dont il reconnaît tout de même qu’elle est peu outillée sur le plan intellectuel.

Bien entendu, cette Grande sortie fera contraste avec ce que le PTDN nous avait servi au cours des deux dernières années, mais c’est là sa marque de commerce. Le public, qui ne sait jamais à quoi s’attendre, d’un été à l’autre, a toujours cautionné cette démarche, d’ailleurs.

«Nos deux dernières productions versaient dans l’absurde et nous voulions éviter que les gens nous collent une étiquette. Nous avons fait appel à Jonathan parce que nous savions qu’il nous amènerait ailleurs, c’est-à-dire vers l’authenticité», relate Sébastien Gauthier.

La Grande sortie sera présentée à la salle du centre communautaire de Blainville, au 1000, chemin du Plan-Bouchard, du 25 juin au 19 août, les jeudis, vendredis et samedis, à 20 h 30. Billetterie: 450-419-8755. Site Web: [www.petittheatredunord.com].

 

 

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