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Deux cinéastes de Saint‑Eustache visent Cannes

Kinsley Keli et Jozsef Ragalyi encadrent la comédienne Mylène Thériault au milieu d’une partie de l’équipe technique du plateau de Disenthrall.

Deux cinéastes de Saint‑Eustache visent Cannes

Avec le court-métrage Disenthrall

On dit que tous les chemins mènent à Rome. C’est vrai pour bien des domaines, comme pour le cinéma. Kinsley Keli et Jozsef Ragalyi, de Saint-Eustache, en savent d’ailleurs quelque chose.

Après avoir poussé le théâtre jusqu’à New York, ces deux passionnés des arts de la scène se sont retrouvés à la fois devant et derrière la caméra, les trois jours (nuits) qui ont suivi la Saint-Valentin, pour la production de leur premier court-métrage tourné en sol eustachois et intitulé Disenthrall, qu’ils espèrent maintenant voir sur les écrans d’un des plus prestigieux festivals de films du monde: Cannes.

C’est après avoir touché le théâtre dans une école de Montréal pendant près d’un an que Kinsley et Jozsef, le premier dirigeant sa propre entreprise de production vidéo et le second travaillant en restauration rapide, ont uni leurs forces pour des projets communs.

L’un d’eux était d’explorer davantage le jeu de la scène. Par des gens du milieu, ils ont eu vent d’un atelier intensif de l’acteur américain Tom Todoroff de passage à Montréal. L’expérience les a poussés ensuite vers le conservatoire de l’artiste installé à New York.

La semaine d’«euphorie» qu’ils ont vécue, pour reprendre leur terme, dans la métropole étasunienne a enflammé leur esprit créatif au point où ils ont eu en tête de mettre sur pied leur propre maison de production cinématographique une fois revenus au Québec. Kinzsef Production a ainsi vu le jour.

Un premier court-métrage a pris forme sur papier sous le nom de Disenthrall. «Le film veut démontrer que les choix du personnage principal vont définir sa vraie nature. En chacun de nous, c’est comme ça. Tout est pensé et chaque mouvement nous définit», a expliqué la porte-parole des deux artistes, Samy-Jade Bélanger-Plante.

C’est donc du 15 au 17 février dernier que le film a pris forme sous les premiers tours de manivelle exécutés dans deux résidences de la région, un restaurant et une brasserie du Vieux-Saint-Eustache. L’expérience s’est avérée enrichissante pour les deux apprentis cinéastes qui en étaient à leur premier plateau cinématographique.

«La scène du bar était notre dernière. Nous avons débuté un peu avant minuit lundi et terminé à 5 h le lendemain matin. Il y a eu l’ajustement de l’éclairage, la ventilation qui faisait trop de bruit, le réfrigérateur qui émettait un son… Heureusement, le propriétaire était resté pour voir à ces détails et nous avions une équipe technique expérimentée. Certains ont travaillé sur des séries comme 19‑2 ou 30 vies», a confié la porte-parole de l’équipe.

Le tournage a représenté un défi de taille pour Kinsley et Jozsef puisqu’en plus de leur rôle de réalisateurs, les deux hommes prenaient aussi la peau des personnages de la production. «Nous sommes fiers de notre équipe et de la qualité des images que nous avons obtenue. Nous avons toutefois pris trop de temps pour expliquer ce que nous voulions. La prochaine fois, il faudra mieux nous préparer en mettant sur papier nos idées pour mieux les expliquer aux techniciens. Nous avons appris de nos erreurs», a souligné Jozsef après le tournage.

Dans les jours suivants, l’heure était au montage afin d’être fin prêt pour que le projet soit déposé en date du 3 mars au grand événement du cinéma de la réputée ville méditerranéenne, qui se tiendra cette année du 14 au 24 mai.

 

 

 

 

 

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