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Cinéma Saint-Eustache: Présentation du film Les maîtres du suspense en grande première

Le comédien Michel Côté

Cinéma Saint-Eustache: Présentation du film Les maîtres du suspense en grande première

Après les séries télévisées à succès Hommes en quarantaine et Tout sur moi, à travers lesquelles le réalisateur Stéphane Lapointe imaginait ses scènes à partir d’un trio de personnages, le cinéaste utilise la même recette avec les comédiens Michel Côté, Robin Aubert et Antoine Bertrand dans son deuxième long métrage Les Maîtres du suspense qui vient de prendre l’affiche au Cinéma Saint-Eustache.

Un scénario qui aura exigé cinq ans de recherche et d’écriture avant d’être prêt pour les plateaux de tournage. «Ça aide beaucoup d’écrire des dialogues quand tu as déjà le visage des comédiens en tête. J’avais déjà celui de Robin Aubert, pour mon personnage de Dany Cabana, et Maria de Medeiros, pour le rôle de Maria. Les autres comédiens se sont greffés par la suite», de dire Stéphane Lapointe, en entrevue lors de la grande première, à Saint-Eustache.

Pour ce qui est du personnage d’Hubert Wolfe, celui qui l’incarne, Michel Côté, a d’abord été séduit par la métamorphose que subit l’écrivain vedette du scénario. «C’est un personnage tricheur qui aurait pu être utilisé de manière antipathique. Moi, j’aime beaucoup ces défis-là. Mais au-delà de ça, il y a la transformation du personnage. Il n’est plus le même à la fin du film. Et j’aime beaucoup ce qu’il devient. Surtout le message qu’il transporte», de mentionner Michel Côté, également présent à cette première eustachoise.

En plus de la personne qu’il incarne, le comédien gardera en tête d’amusantes anecdotes de tournage, comme une nuit de décembre en Louisiane, alors que les trois comédiens doivent tourner une scène dans laquelle ils sont attachés à une chaise et forcés d’assister à une démonstration de danse vaudou. «Au moment de préparer le tournage en septembre, on m’avait dit: T’en fais pas, t’auras des vêtements légers pour être confortable. Câline, y faisait deux degrés. J’étais gelé. J’aurais juste voulu un chandail de laine», de confier Michel Côté en riant.

Même si son film se veut à saveur humoristique, c’est d’abord par le drame que le réalisateur charpente son œuvre. «Il faut que ça fonctionne comme un drame et après, par-dessus, je saupoudre de répliques rigolotes, je fais arriver des situations qui sont loufoques, qui sont un peu tendues, qui créent des malaises. Les personnages ne sont jamais « drivés » par l’humour. En dessous, il y a toujours une douleur, un drame, une vulnérabilité», explique le réalisateur.

Son film présente donc un écrivain vedette, Michel Côté, jouissant d’une notoriété artificielle acquise sur le dos du véritable auteur de ses œuvres, Robin Aubert, aux prises avec une vie médiocre. Mais voilà qu’un jour, ce dernier perd tous ses moyens lorsque sa conjointe, Anne Casabonne, le laisse et le prive de son jeune fils. C’est à ce moment qu’il se tourne vers celui qu’il croit le meilleur pour inventer des histoires et le sortir de cette situation, l’éducateur de sa garderie familiale, Antoine Bertrand. C’est la découverte de l’amour de ce dernier qui fera que l’histoire prendra une tournure inhabituelle et haute en rebondissements.

Des premières aux dernières images (vraiment dernières) de cette comédie, Stéphane Lapointe réussi à garder le spectateur en haleine. Le rythme des idées qui se succèdent est bon, mais peut-être parfois un peu trop adulte pour un très jeune public.

 

 

 

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