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Célébrer la relève artistique de la région

(Photo Pierre Latour) - Alexandre Leblanc-Couture reçoit son prix des mains de Carole Martel, de la Fondation du Collège Lionel-Groulx.

Célébrer la relève artistique de la région

Cégeps en spectacle

C’était à nouveau le temps, traditionnel rendez-vous de la mi-février, de célébrer la relève artistique de la région dans le cadre de la 29e finale locale de Cégeps en spectacle.

Au menu de ce samedi 12 février, une fricassée de numéros mettant en vedette les étudiants sélectionnés du collège Lionel-Groulx, de la danse à la musique, en passant par le chant, l’humour et le théâtre, se mesurant les uns aux autres dans une compétition amicale à l’issue de laquelle le numéro gagnant se voit recevoir une bourse de 350 $ et la chance de représenter son école à la finale régionale.

La danse était particulièrement présente lors de cette finale locale, cet art bien souvent absent ou sous-représenté lors de cet évènement, à raison de trois performances aux genres variés. C’est d’ailleurs un danseur, Alexandre Leblanc-Couture, qui enlève la première place avec un impressionnant numéro de hip-hop. Spécialiste du «waving», l’étudiant en Gestion de commerce fascine l’auditoire et s’attire les faveurs du jury par sa précision, isolant certaines parties de son corps par le mouvement et réussissant même à nous captiver par de minuscules gestes des doigts. Explorant différents rythmes, le danseur oscille adroitement entre fluide et saccadé, ondulant et robotique, pour un numéro qui déclenche une solide ovation de la part d’un public qui retenait presque son souffle de peur de rater une seule mesure.

La seconde place est allée au septuor Céréales Killers, composé d’étudiants de deuxième année en Interprétation théâtrale. Le texte de Philippe Boutin, brillamment mis en scène par Guillaume Laurin, se fait tour à tour drôle et touchant, ou les deux à la fois, alors que l’on explore les thèmes du deuil et du souvenir, de la peur de la mort et celle de la vie… le tout en compagnie de personnages-logos de marques de céréales bien connues. Ceux-ci se font un peu la conscience de Christophe après la mort de son père, le questionnant, le mettant au défi. Ils incarnent peut-être aussi les souvenirs d’enfance, la mémoire de son père décédé au petit déjeuner. Un pari risqué, mais bien exécuté, assumé, jamais surjoué.

On retrouve en troisième position Gabrielle Bouchard, seule en scène avec son piano. Elle nous livre trois pièces originales, tout en joliesse et en nuances, accompagnant sa voix particulière au piano, instrument dont elle joue fort habilement. Dans sa bulle, intense et emportée par la musique et les mots, elle offre une prestation entière, sincère et habitée. L’espoir, la fin de l’amour, la peur qui nous empêche d’avancer, voilà les thèmes qu’elle aborde avec douceur ou avec urgence, introspective et personnelle.

C’est donc le geste qui l’a emporté sur la parole au terme de cette 29e finale locale, un danseur ayant été couronné pour une rare occasion. Alexandre Leblanc-Couture reprendra ainsi son numéro à la finale régionale du 12 mars prochain, tout près de chez nous, au Théâtre du Vieux-Terrebonne.

 

 

 

 

 

 

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