L'ÉVEIL, 62e année, no 3, SAMEDI 4 juillet 2009, 56 pages
Charles-Olivier Roussel devient la propriété des Prédateurs de Nashville
Sélectionné le 42e au total
Le week-end dernier, parmi les spectateurs qui ont assisté en direct ou par le truchement de la télévision à la séance de repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) qui se déroulait à Montréal, c’est sans doute avec déception, à prime d’abord, que vous avez appris que Charles-Olivier Roussel avait été réclamé par les Prédateurs de Nashville en deuxième ronde (42e joueur au total). En fait, il faut bien le dire, de ce qu’on entend, en terme d’environnement de hockey, Nashville est loin d’être reconnue comme une ville excitante. La capitale de l’État du Tennessee est plutôt associée à la musique, anciennement au rock et plus récemment, au country.
De plus, si on se fie à l’intérêt que des équipes telles que le Colorado, Détroit ou Boston avaient manifesté à l’endroit de ce défenseur eustachois, on estimait que ses chances s’avéraient excellentes de trouver preneur, soit en fin de première ronde ou encore, au tout début de la seconde.
Puis, à y penser plus longuement, afin de concrétiser son rêve d’accéder à la LNH, Nashville semble finalement une destination favorable pour Charles-Olivier Roussel.
Ne roulant pas sur l’or depuis son entrée dans le circuit Bettman à la fin des années 1990, les Prédateurs administrent un budget passablement serré. Avec David Poile comme directeur-gérant, ils n’ont pas l’habitude de se lancer à chasse des joueurs autonomes, préférant donner la chance aux joueurs qu’ils ont repêché, de s’établir avec les Prédateurs. Ils jouissent d’ailleurs d’une excellente réputation dans le développement des défenseurs. Il suffit de penser à Shea Weber, vedette montante dans la LNH et Kimmo Timonen, maintenant rendu avec les Flyers de Philadelphie.
D’ailleurs, à la suite de l’embauche du jeune Roussel, l’entraîneur-chef des Prédateurs, Barry Trotz, s’est entretenu avec son père. Selon Trotz, la ville qui abrite le club qu’il dirige représente un endroit de rêve pour permettre à un jeune hockeyeur de progresser sans ressentir la pression, omniprésente dans des marchés populaire de hockey comme Montréal, Philadelphie ou New York.
Un jeune heureux
Pour ce qui est du principal intéressé, depuis qu’il a appris sa sélection et qu’il s’est vu remettre son chandail par l’état-major des Prédateurs, il ne le quitte à peu près plus. «D’après où j’étais classé, je savais que mes probabilités étaient minces que je sois réclamé en première ronde. Ainsi, je n’étais pas trop déçu à l’issue du vendredi soir. Puis, le samedi, je m’attendais à ne pas attendre trop longtemps. Je suis finalement heureux de voir que les Prédateurs ont décidé de me faire confiance, surtout que je suis devenu seulement le deuxième Québécois à être réclamé par eux.»
Soit dit en passant, un peu plus tard dans la journée, la formation de Nashville a misé sur un autre hockeyeur québécois en Gabriel Bourque.
Après avoir festoyé comme il se doit dans les heures qui ont suivi sa sélection, Charles-Olivier Roussel a recommencé à peaufiner sa préparation physique pour la prochaine saison. Demain, d’autre part, il s’envole pour Nashville pour une semaine, question se familiariser avec l’organisation des Prédateurs et en connaître un peu plus sur cette ville américaine.