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Une première marche Un pas pour la vie à Oka

Photo Pierre Latour - Kimberley Labrecque a eu la tâche de couper le ruban donnant ainsi le coup d’envoi à cette marche Un pas pour la vie.

Une première marche Un pas pour la vie à Oka

Afin d’honorer les victimes de tragédies du travail

Une centaine de personnes ont pris part à la toute première marche Un pas pour la vie à être organisée au Québec, ceci afin d’honorer les victimes de tragédies du travail et sensibiliser à la prévention au travail. L’événement avait également pour but d’amasser des fonds, quelque 3 000 $ en fait, pour l’organisme Fil de vie qui soutient des familles dans leur parcours de guérison après avoir été affectées par une tragédie du travail, que ce soit un décès, une blessure altérant la vie ou encore une maladie professionnelle.

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Cette première marche, qui a eu lieu le samedi 30 avril dernier à Oka, était organisée par Kimberley Labrecque, dont le conjoint Fabien Guindon est décédé au mois d’octobre. À l’emploi de la Municipalité d’Oka, père de deux jeunes enfants, M. Guindon a été enseveli dans la tranchée dans laquelle il travaillait. C’est Mme Labrecque qui a dû annoncer la triste nouvelle à ses enfants.

Depuis, Mme Labrecque multiplie les démarches afin que de tels accidents ne surviennent plus. «J’ai fait une promesse à Fabien quand il était dans son cercueil, à savoir qu’il n’était pas mort pour rien et que les choses allaient changer. Cette marche, ça boucle la boucle de ma promesse. J’ai espoir qu’il n’y aura plus de tragédies du travail au moment où mes jeunes garçons commenceront à travailler», a commenté Mme Labrecque, à la fois émue et heureuse de voir la centaine de personnes marcher à ses côtés.

Avant de prendre le départ proprement dit, depuis le parc Optimiste, à l’entrée de la Municipalité d’Oka, les députés de Mirabel, Denise Beaudoin, et de Deux-Montagnes, Benoit Charette, ont tenu à souligner la grande détermination de Mme Labrecque dans son combat.

Également présent, le maire d’Oka, Richard Lalonde, qui n’était pas en poste lorsque Fabien Guindon est décédé, a indiqué qu’il était normal d’appuyer Mme Labrecque dans ses démarches. «La Municipalité d’Oka est certainement des plus sensibilisées à l’importance que ses employés soient bien formés et informés en matière de santé et sécurité au travail. Depuis 2009, une politique de santé et de sécurité au travail a été implantée par la Municipalité et on s’engage à prendre non seulement tous les moyens pour garantir un environnement de travail sécuritaire à tous employés, mais aussi à devenir un exemple à ce chapitre», a lancé M. Lalonde, peu avant le départ.

Selon les chiffres fournis par Denis Beaulieu, directeur régional de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), il y a eu, l’an dernier, 9 200 accidents de travail déclarés dans la région des Laurentides, y compris dix décès. Pour l’ensemble du Québec, on parle de 92 112 accidents et de 213 décès, toujours pour l’année 2010. «Il y a une diminution au cours des cinq et dix dernières années, mais un mort, c’est toujours un mort de trop. C’est pourquoi cette marche est importante pour sensibiliser les gens», a-t-il mentionné.

Déjà, il est question d’une deuxième marche Un pas pour la vie l’an prochain, mais Mme Labrecque souhaite cette fois avoir davantage d’aide. Les personnes intéressées à joindre Mme Labrecque peuvent consulter le site Web qu’elle a dédié à la mémoire de son conjoint décédé, à l’adresse [www.fabienguindon.com].

 

 

 

 

 

 

 

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