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Une première marche en mémoire des victimes d’une tragédie du travail

(Photo Yves Déry)- Le 21 avril prochain, Kimberley Labrecque se rendra à l’Assemblée nationale afin de remettre aux élus des rubans jaunes. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre du Jour de deuil national, commémoré chaque année le 28 avril en mémoire des travailleurs tués ou blessés au travail ou affligés d’une maladie professionnelle découlant d’un accident du travail ou d’un risque professionnel.

Une première marche en mémoire des victimes d’une tragédie du travail

À l’initiative de Kimberley Labrecque

Le 5 octobre 2007, la vie de Kimberley Labrecque a tragiquement basculé. Son mari, Fabien Guindon, alors âgé de 38 ans, venait de mourir, écrasé contre la paroi d’une tranchée dans laquelle il travaillait. M. Guidon était col bleu à la Municipalité d’Oka. Depuis, Mme Labrecque se bat contre vents et marées afin de garder vivante la mémoire de son mari et faire en sorte que de tels accidents ne se reproduisent plus.

«Je ne veux pas que mon mari soit mort pour rien. Je ne peux pas changer le passé, mais je peux certainement faire en sorte que l’avenir soit mieux. Mon but, c’est qu’avant que mes enfants ne soient sur le marché du travail, les tragédies du travail seront inexistantes», souffle cette mère de trois enfants, Amanda, Marc-Antoine et Mathieu-Olivier.

Dans la foulée, Mme Labrecque, de concert avec Fil de vie, une association de soutien aux familles des victimes de tragédie au travail, est à organiser une marche de cinq kilomètres qui se déroulera le samedi 30 avril prochain, à Oka, parmi la quarantaine de marches qui se dérouleront simultanément dans neuf provinces du Canada. «La marche Un pas pour la vie existe depuis cinq ans. Celle d’Oka sera cependant la première au Québec», se réjouit-elle.

La marche marquera également le lancement de la Semaine nord-américaine de la sécurité et de la santé au travail. Tous les fonds recueillis durant les marches serviront directement au soutien des familles affectées par des tragédies du travail et à la sensibilisation des gens face à la prévention des blessures. L’an dernier, cette activité avait réuni plus de 4 000 personnes issues de 28 communautés d’un bout à l’autre du Canada. Quelque 260 000 $ avaient alors été amassés.

Cette année, pour sa première édition, Mme Labrecque espère accueillir entre 150 et 200 personnes. «La marche s’adresse à tout le monde: aux familles comme aux employeurs de la région», ajoute-t-elle. Mentionnons que Denis Beaulieu, directeur régional de la CSST à Saint-Jérôme assurera, en remplacement de son président Luc Meunier, la présidence d’honneur de l’événement.

Beau temps, mauvais temps, les gens sont invités à se présenter, à compter de 10 h, le matin du 30 avril, au parc Optimiste, situé au 1, rue Notre-Dame, à Oka. La cérémonie d’ouverture est prévue à 10 h 30, et sera suivie du départ, à 11 h. Le retour au parc est prévu vers 12 h. Bien que l’activité soit offerte gratuitement, il est préférable de s’inscrire avant le 15 avril afin de réserver son t-shirt et son lunch, en contactant Mme Labrecque au 514-714-7319 ou via le site Web de l’organisme Fil de vie au [www.stepsforlife.ca/francaisindex.htm].

Mentionnons qu’une entente de trois ans avec la CSST vient d’être conclue afin que toute la documentation émise par l’organisme Fil de Vie soit traduite en français.

L’Allée du souvenir

Dans le cadre de la marche, notez qu’une partie de la rue Saint-Sulpice Est, à Oka, sera momentanément rebaptisée l’Allée du souvenir, alors qu’une vingtaine de panneaux y seront installés en bordure, chacun racontant l’histoire d’un travailleur canadien décédé au travail, dont celle de Fabien Guindon.

Selon les chiffres de 2009, 185 travailleurs québécois ont perdu la vie à la suite d’une tragédie du travail. Au Canada, bon an mal an, plus 1 000 travailleurs meurent des suites d’une blessure subie au travail ou de maladies professionnelles.

 

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