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Une entente pour l’évaluation des résidus

Photo André Roy – R

Une entente pour l’évaluation des résidus

Ancienne mine de la St-Lawrence Colombium

Une entente, ou lettre d’exclusivité, est intervenue entre la Municipalité d’Oka et Ressources minières Augyva, une société canadienne d'exploration et de développement détenant cinq propriétés situées sur le territoire de la Baie James et en Abitibi, afin de procéder à une évaluation du potentiel économique des matières qui se trouvent dans le parc des résidus miniers de l’ancienne mine de niobium de la St-Lawrence Columbium.

L’entente en question, d’une durée de trois mois, a été confirmée le mercredi 8 juin dernier, par voie de communiqué de presse, par le maire d’Oka, Richard Lalonde, dont la Municipalité est propriétaire des terrains auxquels aura accès Augyva. Également, la société minière basée à La Macaza, située à mi-chemin entre Mont-Tremblant et Mont-Laurier, a confirmé cette entente le jeudi 9 juin dans un communiqué de presse.

L’entente en question permettra de déterminer le potentiel des résidus miniers qui ont été déposés lors des activités opérationnelles de la St-Lawrence Columbium qui se sont déroulées de 1961 à 1976. De la chaux, de l’apatite, de la magnétite, du niobium et des terres rares font partie des résidus miniers qui seront évalués.

Au cours de cette période de trois mois, la société Augyva et la Municipalité d’Oka s’engagent également à négocier de bonne foi les termes et conditions d’une entente définitive relativement à l’intention d’Augyva de, soit acquérir ou de louer à long terme les terrains, ainsi que d’acquérir les résidus.

Si les résultats s’avèrent positifs, un projet verra le jour avec un réaménagement de l’ensemble du site, conformément au désir de la Municipalité d’Oka. Un montant de 10 000 $ est associé à cette entente, non remboursable s’il n’y a aucune vente des terrains convoités ou applicable comme paiement s’il y a transaction.

«C’est un projet d’ententes avantageuses pour les deux parties. Nous allons attendre les résultats et nous prendrons nos décisions de manière responsable, selon les conclusions des études, a commenté, dans son communiqué de presse, Richard Lalonde.

En vertu de cette entente, la Municipalité d’Oka s’est engagée à «négocier la vente, le transfert, l’occupation, l’utilisation ou la location des terrains et des résidus miniers avec Augyva, et ne pourra accepter ou considérer aucune offre ou intérêt d’une tierce partie, ni solliciter aucune offre ou intérêt à l’égard des terrains et des résidus pour une période de trois mois de la date d’acceptation de la lettre d’exclusivité».

«Nous espérons en arriver à une entente définitive qui permettra une revalorisation économique et environnementale de ce secteur de la municipalité d’Oka, dont le site minier a été laissé à l’abandon depuis plus de 35 ans. À l’instar de chacun des dossiers que nous avons traités et résolus au cours des deux dernières années, nous nous sommes engagés, une fois de plus, à négocier de bonne foi les termes et conditions d’une entente définitive», a conclu le maire d’Oka.

Enfin, précisons que l’entente en question est dénoncée par le conseil de bande de Kanesatake qui déplore n’avoir pas été consulté et qui fait valoir que l’ancienne mine de la St-Lawrence Columbium fait partie du territoire qu’elle revendique.

 

 

 

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