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Une croissance difficile à contenir pour le Grenier populaire des Basses-Laurentides

(Photo Yves Déry) - Le président, Raymond Lussier, la directrice adjointe, Lise Savard, et le directeur général, Yves Desforges.

Une croissance difficile à contenir pour le Grenier populaire des Basses-Laurentides

Assemblée générale

Le Grenier populaire des Basses-Laurentides connaît une année de croissance notable pour l’exercice financier terminé le 31 juillet 2008. Les ventes ont atteint plus de 452 000 $, une augmentation de près de 24 % par rapport à l’année 2006-2007.

Avec des revenus qui ont franchi la barre du million de dollars, la directrice adjointe, Lise Savard, croit que son personnel n’est pas essoufflé pour rien. Cette croissance s’est reflétée par l’embauche de quatre employés, dont deux permanents et deux saisonniers.
«Nous recevons beaucoup d’articles. Les gens sont plus sensibles à l’environnement», remarque-t-elle. Le directeur général, Yves Desforges, s’inquiète des conséquences de la possible récession économique. Une baisse des dons pourrait vouloir dire pénurie de certains électroménagers pour les gens plus démunis. «Si les gens dépensent moins, ils vont moins donner. Je ne sais pas ce que 2009 annonce, mais j’espère que nous pourrons maintenir la cadence avec 452 000 $ de ventes», croit-il.

L’augmentation du coût des pièces pour réparer les électroménagers a entraîné une hausse des dépenses. Le vol d’un camion, entre autres, a engendré des frais de remplacement de plus de 4 000 $.

Les prévisions budgétaires anticipent un déficit de plus de 13 000 $ pour l’année 2008-2009 en raison de l’achat d’un nouveau camion, de l’augmentation du coût des pièces pour réparer les électroménagers et des salaires notamment.

Mme Savard mentionne toutefois que les revenus générés aux mois d’août, septembre et octobre ont déjà permis de couvrir le montant du déficit prévu.

Une clientèle en insertion qui s’alourdit

Une des missions du Grenier populaire des Basses-Laurentides consiste à favoriser l’insertion sociale de personnes éprouvant des difficultés à intégrer le marché du travail. L’organisme fait face à une clientèle qui s’alourdit avec des problèmes de santé mentale, de déficit de l’attention, et ainsi de suite. Les besoins en scolarisation et en soutien psychologique ont augmenté.

Par ailleurs, cette nouvelle réalité explique la légère diminution du taux de placement de la clientèle en insertion, qui s’élève à 74 %.

Le Grenier populaire considère donc l’embauche d’un intervenant spécialisé pour répondre à ces nouveaux besoins. Celui-ci permettrait un meilleur encadrement de ces gens et éviterait l’épuisement professionnel des autres employés.
À cet enjeu majeur s’ajoute celui de fournir aux familles dans le besoin des appareils électroménagers recyclés. Le programme Recyc-Frigo d’Hydro-Québec a eu un impact défavorable sur le nombre de dons de réfrigérateur. Le Grenier populaire a donc entrepris de trouver une solution avec Hydro-Québec.

La localisation de l’organisme, situé sur le boulevard Industriel, à Saint-Eustache, est également en jeu. La fin du bail est prévue en août 2010. «Les locaux suffisamment grands et abordables répondant aux besoins du Grenier demeurent restreints. Nous ne pouvons pas acheter, les coûts dépassant notre budget», fait savoir M. Desforges.
«Le renouvellement du bail actuel risque d’être nui par des rénovations majeures qui augmenteront le coût de location», ce que l’organisme ne peut se permettre. Une solution devra être trouvée prochainement.

Un nouvel administrateur s’est joint au conseil d’administration. Il s’agit de Marcel Lanthier.

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