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Une boulangerie au cœur d’Oka

LA CONCORDE 41e année, no 18 MERCREDI 3 février 2010 – 32 pages

Une boulangerie au cœur d’Oka

La panière d’Alexie

Dès que l’on ouvre la porte, qu’on entend la clochette à l’entrée, l’odeur du pain et des pâtisseries faits maison nous titille les narines. Depuis bientôt un an, les Okois ont renoué avec le bonheur de se rencontrer et d’échanger au cœur du village grâce à l’établissement de la boulangerie La panière d’Alexie.

Les copropriétaires, la boulangère Céline Labbé et la pâtissière Michelle David, accueillent chaque client avec sourire et chaleur humaine dans leur café-boulangerie à la décoration coquette et conviviale.

Les deux dames fabriquent leurs pains depuis sept ans, ayant commencé leur production dans leur sous-sol. Elles ont élargi leur gamme de produits à plus d’une centaine depuis que leur commerce a pignon sur rue. On y retrouve, entre autres, des pâtisseries, des gâteaux, des quiches et des pâtés qu’on peut déguster sur place ou prendre pour emporter.

Depuis les débuts, elles ont porté une attention à la provenance des produits qu’elles utilisent. Ainsi, dans la mesure du possible, elles emploient de la farine québécoise. Autrement, de la farine albertaine. «C’est notre mentalité que d’encourager les entreprises locales et les producteurs d’ici», affirme la boulangère. «Nous sommes des artisans. C’est normal de travailler avec d’autres artisans», soutient la pâtissière.

Le café propose également un petit éventail de produits locaux: miel de Sainte-Scholastique, café torréfié à Kanesatake et confitures d’Oka.

Les deux femmes s’inspirent de recettes familiales dans l’élaboration de leurs produits. «On travaille comme nos grands-mères», indique Céline Labbé, soulignant qu’elle prépare son propre levain et utilise du beurre et de l’huile d’olive, donc pas de gras trans.
Éducatrice spécialisée de profession, Céline Labbé est devenue boulangère par autodidaxie grâce à sa grand-mère Alexina, boulangère abitibienne à qui La panière doit son nom et un peu de sa tradition. Du haut de ses 12 ans, Céline pétrissait déjà la pâte. «J’ai toujours fait mon pain», assure-t-elle.

Il y a sept ans, elles fabriquaient 100 pains par semaine. Aujourd’hui, c’est 100 pains par jour, et le double le week-end. Elles sont reconnues pour leur pain aux pommes, noix, miel et raisins et leur pain multigrain notamment. «Nous sommes toujours en train de créer», soutient la boulangère. Elles entendent d’ailleurs apprendre à fabriquer un pain plat amérindien, la bannique.

Une boulangerie chantante!

Ancienne musicothérapeute, la pâtissière Michelle David a un faible pour la musique. Le jour de l’ouverture de leur commerce, un homme est arrivé avec un piano à donner. C’est avec bonheur que Mmes Labbé et David l’ont accepté. Il trône maintenant au-devant du café et, spontanément, des clients viennent y jouer quelques notes.

Sachant que plusieurs artistes et communicateurs habitent Oka, il devient naturel pour les Okois de venir échanger et pianoter dans ce café, qui en profite pour exposer les toiles du Joséphois Maxime Lacourse. «Nous voulions créer un endroit où les gens pourraient se retrouver. Tu entres ici et tu te trouves comme dans une famille», estiment-elles.

Elles souhaitent donc, dans un avenir approché, tenir de petits évènements un dimanche après-midi par mois et ouvrir une terrasse cet été.

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